Mais si l’on souhaite vieillir au mieux, par exemple, nous avons réellement du pouvoir pour influencer les choses, pour les faire évoluer en notre faveur. Autant que possible. En faisant (aussi) ce qu’il faut pour notre corps, jour après jour. Je suis naturopathe (et psychothérapeute). La naturopathie est avant tout une éducation à la santé, passant par un mode de vie sain et respectueux de l’être humain. La naturopathie dite holistique, telle que je la pratique, va chercher à tenir compte de tous les plans de l’être tel que nous les avons précédemment évoqués. Sans jamais mettre la charrue avant les bœufs : les premières choses que l’on cherche à mettre en place, à transformer, passent par le corps : alimentation personnalisée, exercice physique, respiration, massage, prise de compléments alimentaires, contacts avec la nature… Il est toujours troublant de constater l’impact global que ces principes (relativement simples) ont sur l’existence des personnes une fois qu’ils ont été adoptés. qu’il suscite), le pèlerinage contrebalance le risque de se laisser emporter, de s’oublier au profit de son Dieu. Il nous rééquilibre, nous reverticalise. Il fait de nous un homme. Entier. Dans la vie, c’est la même chose, il ne s’agit pas seulement de bien se porter quelques temps. Il s’agit de tenir son cap au fil des ans, pour célébrer sa vie dans toutes ses dimensions, ne passer à côté de rien, pour s’aimer et pour aimer, pour réaliser ses rêves, s’inventer et construire sa destinée. Difficile de sourire, de s’ouvrir, de rire, si l’on a mal quelque part, si l’on n’a pas pris suffisamment soin de soi. Je ne dis pas que l’attention au corps soit une assurance absolue contre la douleur ni même contre le malheur, ou la maladie, ou le mal- être… Je dis juste qu’il est de notre responsabilité de faire ce que l’on peut pour bien nous porter. Du mieux que l’on peut. Ensuite, la vie est suffisamment complexe, avec son lot de bonnes et de moins bonnes surprises…
INTERVIEW D’ODILE CHABRILLAC
– Au Nom du Corps- N°3 – Page 12 –