N° 3 – septembre 2015 mettre les sens et le corps au coeur du d


nous rend heureux, c’est lui qui nous enchante. L’expérimentation, l’expérience ont toujours raison. On peut faire erreur, fausse route, parvenir à des impasses, enrager, retomber dans nos anciens schémas. Mais je pense qu’il vaut mieux se tromper avec enthousiasme, que de ne rien faire. Alors, qu’est-ce que vous attendez ? Qu’est-ce que vous attendez pour renoncer à ces aliments qui n’en sont plus à force d’industrialisation (faux beurre, faux sucres, ajouts d’additifs en tous genres) ? Qu’est- ce que vous attendez pour passer au vert (consommation quotidienne de légumes verts, immersion dans la nature dès que l’on peut) ? Pour manger enfin des fruits et légumes (non pas 5, mais 10 environ par jour, car telle est normalement la règle si l’on ne l’avait édulcorée afin de nous rassurer…) ? Pour vous mettre en mouvement et célébrer ainsi l’essence même du vivant (pour être en santé, nous devrions en effet nous bouger 3 fois 1h30 par semaine) ? TOUTES dans le même sens, soulignant par exemple l’impact néfaste du sucre sur notre santé et sur notre moral (je parle du sucre industriel et non bien-sûr des glucides absolument indispensables à notre vie, car ils constituent le carburant de base de notre corps) ; je pourrai, je pourrai… Mais ce serait solliciter votre mental bien plus que le reste… Comprendre l’importance du corps ne devrait pouvoir se sentir que dans son corps et non affalé sur son canapé en train de dévorer des Kinder Bueno et de lire cet article sur sa tablette tactile! En effet, l’autre élément qui me trouble dans ma pratique est de constater à quel point les gens ont des compétences de plus en plus pointues concernant le bien-être (même si celles-ci sont souvent un amalgame de connaissances réelles et de pseudo-vérités tout à fait erronées souvent issues de la publicité). Et à quel point ils ne les mettent pas en pratique. Le passage à l’action est infiniment complexe. Et pourtant c’est lui qui

INTERVIEW D’ODILE CHABRILLAC

– Au Nom du Corps – N°3 – Page 14 –

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