N° 3 – septembre 2015 mettre les sens et le corps au coeur du d


on m’abandonnait ou me trahissait, car je m’abandonnais et me trahissais. Plus besoin d’être en colère contre les autres… C’était moi aujourd’hui la responsable de mon désastre ! Cela ne servait à rien non plus de regarder en arrière… La solution ne viendrait que dans le présent ! J’avais maintenant la clé pour inverser le cours des choses. Je me suis donc mise à faire ce que j’aimais. Je me suis donc mise à sentir et à vivre. Et au fur et à mesure, la joie est revenue. Cela n’a pas été facile. Cela m’a demandé du courage et de la discipline. Je me suis mise à créer, à écrire et à inventer mon propre métier. Vous avez le résultat de cette résilience aujourd’hui devant vos yeux : mon roman « Au Nom du Corps », mon blog, ma page Facebook, mes stages en pleine nature dans des lieux magiques, mes futures formations en ligne, mon magazine, ma société de formation en entreprise. Je témoigne pour vous dire que le changement est possible… Parce que je me suis abandonnée, comme on me l’avait enseigné. Parce que j’attendais au lieu d’être présente. Étais-je condamné à jamais ? Non… Moi il m’a fallut un électrochoc pour faire tomber la carapace et pour me mettre enfin en lien avec ce vide, avec ce gouffre, avec l’ « alien ». Le sentir et le voir a été le seul moyen de guérir. Non conscient, il n’aspirait que du factice. Conscientisé, il a fait mal, mais cela a été la seule manière de pouvoir le panser. Face à ma solitude, à mon vide, à mon abandon, j’au pu voir l’ampleur du désastre. J’ai pu sentir mon corps dévasté de tristesse et lourd de trop de nourriture et d’absence de sport. La solution est alors devenue limpide… Ne plus attendre… Être présente à moi-même… Sentir chacune de mes sensations pour connaître mes besoins profonds… Et ce n’était pas un homme qui pourrait le faire à ma place. Le lien entre mon enfance et ma vie est devenu alors évident :

JE ME SUIS ABANDONNÉE

– « Au Nom du Corps », N°3- Page 6 –

Laisser un commentaire