pratiquer un soin chez elle. Je ressortais branchée d’énergie à chaque séance. Là-bas dans la Gascogne profonde, dans cette petite maison qui ressemblait à celle de Blanche Neige, cette femme de 70 ans incroyable, m’a transmis son enseignement. Pendant trois ans, une fois par mois, je me rendais sur les terres du chevalier de D’Artagnan et je vivais l’alchimie dans mon corps. Comme m’avait dit mon professeur d’art-thérapie, j’avais tout compris de mon histoire. J’avais été une bonne enquêtrice mais je n’avais rien exprimé. Il m’avait également dit face à un tableau éminemment important pour moi où j’avais compris que l’acte de mon père m’avait cruellement blessée, figée, mise à l’extérieur de moi « tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime ». Il avait raison. Il y a deux ans j’ai été diagnostiquée pour une pathologie appelée fibromyalgie. Je n’ai pas anticipé l’ensemble des deuils que j’allais devoir traverser. Bien sûr, je passe sur les jugements négatifs, voire les insultes de ma mère et mon ex-mari. Je m’accroche parce que je suis une femme forte (là, c’est la petite voix intérieure qui parle). Une fois arrivée sur Toulouse, je me sens à nouveau seule et isolée, mon compagnon part régulièrement et longtemps en déplacement pour son travail. Je me suis retrouvée dans une région où je ne connaissais personne, j’avais changé de travail. Nous avions commencé la construction d’une maison avec un lot de galères incroyables. Seule et isolée, malgré le fait que j’avais mes beaux-parents comme voisins qui nous ont accueillies comme leurs propres enfants. Je fus véritablement sauvée par une femme. Une alchimiste. Je l’ai rencontré parce qu’une personne m’avait conseillée d’aller
PARCOURS DE VIE
– Au Nom du Corps – N°50 – Page 22 –