POÈME
Elle l’attira vers des contrées du sud-ouest de la France, terres chargées d’histoires ésotériques mystiques et magiques, pour la mettre en lien avec les forces telluriques et cosmiques.Elle foula alors de ses pieds des églises sacrées, des contrées vertes, des montagnes creuses et rondes, des grottes et des gorges profondes, qui lui firent entrevoir la beauté de ce monde.Elle sentit alors que son corps et celui de la Terre n’étaient pas séparés ; qu’elle et la terre étaient intimement liées. Elle sut qu’elle était faite de la même matière et que c’était aussi elle, sa mère.Et plus, elle essayait de combler ses manques inventés et suscités par la publicité, par des palliatifs nombreux et variés ; Et plus elle perdait sa gaité, et devenait possédée et aliénée.Car tout cela l’écartait de sa profonde essence et de sa vérité. Tout cela était une illusion créée de toute pièce, pour avilir et dominer l’espèce.Un jour, elle reçut l’appel d’une femme vêtue de rouge, couleur du sang et de la vie ; L’archétype mythique du féminin, qui dans la société actuelle était bafouée et enfouie.Cette dame venant des profondeurs de sa psyché et de ses entrailles, lui montra toutes les illusions de ce monde et ses failles.
– Au Nom du Corps – N°50 – Page 27 –