N° 9 – mars 2016 numéro spécial : la femme sauvage au nom du


FEMME SAUVAGE : VOUS EN PENSEZ QUOI ?

La femme sauvage, c’est la femme non domestiquée, la femme libre, la femme qui a évité les pièges et les prisons mêmes dorées. Mais c’est à la femme de s’en libérer, car personne ne le fera à sa place. Personne ne l’aidera même, tellement il y a en elle de la puissance… Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si on veut la voiler, la faire taire, l’enfermer.Cette femme sauvage, c’est la femme qui jouit de tous ses instincts. Et j’emploie sciemment le mot jouir, car elle jouit de toutes les vibrations qu’elle ressent dans sa chair… Car cette femme est corporelle, charnelle, sensuelle, louve. Elle sent avec sa truffe, elle écoute avec ses sens, elle perçoit avec ses antennes. Elle est intuitive et curieuse et ELLE SAIT… Mais, on a voulu la couper de ses sens en la rangeant dans le démoniaque… Mais elle ne devient démoniaque, que parce qu’on la musèle. Elle devient castratrice faute de sentir cette puissance aimante au fond de ses tripes qui est sa nature profonde. Bien des femmes ne se reconnectent à cette partie sauvage de leur être qu’après une épreuve ou une dépression. Elles ont tellement essayé d’être parfaites pour être aimées ou pour rester conformes à ce que la société véhicule, qu’un jour elle se retrouve face à un vide, ce vide reflétant le manque de connexion à leur nature profonde, un manque de connexion à leurs ovaires, à leur ventre, à leur corps, à leur puissance. En un mot à leur vraie nature sauvage, instinctive, créatrice. En général ces femmes se coupent du corps et vivent coupées en deux! Elles restent dans le registre du mental, elles peuvent refuser le plaisir … etc. C’était mon cas. La femme sauvage, pourtant est une femme qui existe dans chacune des femmes de la terre. Mais elle est souvent enfouie très profond, parfois bâillonnée tant il est parfois mal vu de la connecter sous peine de finir sur un bûcher… Mais même muselée, cette femme sauvage gronde dans nos souterrains et elle est toujours prête à resurgir.

– Au Nom du Corps- N°9- P14 –

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