Dans la profondeur de son puits ; Il y avait là le trésor qu’elle avaittoujours fui.Celui qu’elle avait cherché àl’extérieur ; Mais qui était là tapi dans sesprofondeurs. Ce trésor n’était rien d’autre que la force des élans passionnés de soncorps et de son cœur ; Qui était son feu transformateur. Ce feu de son élan de vie n’étaitmaintenant plus endormi ; Et il pouvait se répandre sur laplanète et à l’infini ; Pour irriguer son bonheur et son cœur et éradiquer le malheur qui semblait se répandre à l’extérieur. CAROLINE GAUTHIEREt, elle savait inconsciemment quec’était un chemin que toutes les femmes sur cette planète avaientdû un jour emprunter ;Pour se connaître et se trouver. Cette plongée dans le monde dudessous, Était donc son salut tant attendu.C’était son initiation pour sortir dela sécurité de sa raison ;Pour retrouver ses passions et sapropre inspiration. C’était une plongée pour se goûter ; et trouver la propre graine de sacréativité. C’était une descente pour enlever une à une ses parures bien tropétroites et étriquées, pour enfin serencontrer. C’était une déconstruction pour sentir ses racines, sa terre, son eau, son corps, sa maison, et le monde perdu de ses sensations.
POÈME : LA FEMME SAUVAGE
– « Au Nom du Corps », N°9- Page 5 –