SAUVAGE ET MODERNITÉ EN RUPTURE
Rappelons aussi que dans ce système patriarcal, la relation des femmes aux hommes comme protecteur a toujours été le socle de leur existence, d’où l’insécurité permanente de dépendre d’un autre, physiquement et socialement plus puissant … afin de survivre. Une histoire qui laisse des traces, nécessairement, à commencer par la difficulté à contacter notre véritable puissance ! Une invitation aussi à s’affranchir des modèles anciens limitants ! Coupés de nos racines, de nos cycles, de nos liens avec l’invisible et les esprits de la nature, nous privons le monde d’une part essentielle à son équilibre. Les retrouvailles avec notre part sauvage constituent à plus d’un titre une étape primordiale. Renouer avec le sauvage. Les chemins pour renouer avec notre part primordiale sont heureusement multiples. Souvent la difficulté semble prendre le pas sur le désir de changement, comme si la tâche était insurmontable.Sauvage et modernité : en rupture! La mise en jachère de notre part sauvage proviendrait de différents facteurs. Tout porte à croire que nous occupons davantage de terrain, c’est vrai ! Mais de quelle manière… Il semblerait que pour se frayer une place, les femmes se soient coulées dans des modèles à dominante masculine, excluant en majeure partie leur part sauvage. Mais comment faire autrement dans une société où la montée exponentielle du patriarcat, s’accompagne de la domestication de la nature, et d’un formidable développement de la technologie pour maîtriser et s’approprier le monde. Un facteur important comme le souligne Clarissa Pinkola Estes : « la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde. »
– Au Nom du Corps – N°9- P10-