109
XIV. Auto-NERTI « à froid » : les ingrédients
XIV. Auto-NERTI « à froid » : les ingrédients
Il y a une autre approche permettant d’évacuer ses hyper-réactivités : NERTI « à froid ».
1. Dans quelles situations utiliser NERTI « à froid » ?
Vous pouvez traiter un problème à l’aide d’une séance à froid lorsqu’il est difficile de le faire à chaud en raison de la dangerosité des situations ou pour toutes autres raisons. Dans ce cas, vous n’êtes pas en confrontation directe avec le problème. Par exemple, si vous voulez travailler sur la peur de l’autoroute, il vaut mieux le faire « à froid », car il n’est pas envisageable de le faire « à chaud » — il faudrait pour cela fermer les yeux en conduisant.
De même pour la peur de l’avion. Il est préférable de la traiter avant de prendre l’avion plutôt que d’attendre d’être vraiment confronté à la situation. Vous pouvez également utiliser NERTI « à froid » pour la peur de parler en public.
Bref, de nombreuses situations comme celles-là sont à traiter à froid lorsque la confrontation à chaud n’est pas évidente ou que vous aimeriez éviter d’avoir à revivre dans la vraie vie les mêmes réactions émotionnelles anormales.
Par exemple, vous avez perdu tous vos moyens lors d’une réunion. Pour éviter d’en être encore blessé une prochaine fois, vous pouvez faire NERTI « à froid » pour nettoyer cette mémoire traumatique. Il est intéressant dans ce cas de pouvoir déclencher de nouveau « à froid » cette mémoire traumatique, car l’idée, lorsqu’on fait du nettoyage émotionnel avec NERTI, c’est exactement cela : relancer cette mémoire traumatique pour la faire revivre à un moment différent, afin de faire comprendre au cerveau reptilien qu’il n’y a pas eu de mort à ce moment-là. Ainsi, il effacera cette mémoire traumatique et libérera la personne de sa problématique.