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XVII. Renforcer la structure émotionnelle
Quand la charge traumatique est trop importante par rapport au niveau énergétique du corps, c’est-à-dire lorsque la capacité à supporter des émotions et des sensations est jugée insuffisante — et donc dangereuse pour la santé mentale — par la structure émotionnelle, il faut recourir à des techniques de renforcement de la structure, comme, par exemple, la sophrologie, la cohérence cardiaque, le yoga, le tai-chi, la méditation, les massages, etc. Ces techniques aident à développer la conscience des sensations éprouvées par le corps, à travers différentes formes d’expériences physiques.
Il peut arriver qu’en renforçant sa structure émotionnelle par une technique comme la sophrologie, les traces somatiques et traumatiques se nettoient naturellement et écologiquement : en fait, le processus que NERTI, lui, s’applique à suivre pas à pas, se serait déroulé spontanément.
3. Quelques exercices de renforcement de la structure émotionnelle
La respiration lente La respiration lente est un antistress naturel. Quand vous êtes stressé, votre respiration s’accélère par réflexe. Pour soulager votre stress, vous allez par conséquent agir à l’inverse dans le but de maîtriser le rythme de votre respiration.
La respiration est une fonction à la fois automatique et modulable. La plupart du temps nous respirons sans y prêter la moindre attention et notre respiration s’adapte en permanence aux besoins en oxygène de notre corps de manière automatique puisque elle est liée au système nerveux autonome. La respiration suit les ordres du système nerveux autonome pour se réguler. Mais vous pouvez aussi bien prendre une inspiration forcée volontairement parce que cette commande est également liée au système nerveux volontaire.
En modifiant la respiration, vous pilotez votre système nerveux autonome, vous en prenez le contrôle. En ralentissant votre respiration, vous activez la partie parasympathique de votre système nerveux qui ralentit le cœur et permet le relâchement musculaire.
Exercice 1 Pendant 3 à 5 minutes : alternez de longues et lentes inspirations et de longues et lentes expirations. Ne forcez pas. Ne cherchez pas à remplir complètement les poumons d’air, ni à expulser jusqu’au dernier souffle qui s’y trouve. Appliquez-vous uniquement à ralentir ses deux actions : l’inspiration et l’expiration.