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III. NERTI, c’est vous qui en parlez le mieux
Que faut-il entendre par « réactions émotionnelles anormales » ? En voici quelques exemples.
Garder prégnante une remarque désagréable qui nous a été faite, ou dont on a été témoin, et qui laisse sa trace en nous. Elle tourne et retourne dans la tête, impossible de s’en défaire, impossible de la « digérer » : c’est le signe d’une hyper- réactivité.
Attendre désespérément l’appel d’une personne et, parce qu’il ou elle n’appelle pas, commencer à stresser au point que cela prenne tout l’espace mental.
D’autres exemples communs : la jalousie maladive, la timidité, la procrastination, la peur de réussir ou d’échouer, le stress, l’anxiété généralisée, etc.
En fait, je parle de ces réactions déplacées ou disproportionnées par rapport à la gravité de la situation. Toutes ces situations qui vous font vous dire a posteriori : « Je ne comprends pas pourquoi j’ai réagi comme ça ? » Ces réactions sont le signe qu’il y a quelque chose d’anormal et donc probablement, là, une occasion de faire un nettoyage émotionnel.
Il y a beaucoup de réactions émotionnelles dont on pense qu’elles font partie de notre personnalité. J’ai déjà évoqué cette idée précédemment, mais il est essentiel de bien le comprendre : nos hyper-réactions émotionnelles n’appartiennent pas au « vrai soi ». Elles ne reflètent pas notre véritable personnalité.