Nerti © 2016 luc geiger isbn : 978-2-9557379-0-3 copyright © le


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Phobies, angoisses, paniques, jalousie, timidité, colère avec NERTI c’est fini ! –

Cet événement déclencheur est souvent vu comme étant à l’origine de l’hyper-réactivité, alors qu’il n’a fait que réveiller la mémoire traumatique qui est la véritable origine du problème. Pour reprendre l’histoire de l’enfant tombé par terre : jusque-là il, n’avait pas eu peur de l’herbe, parce que c’était occulté, bloqué. Le cerveau reptilien avait bloqué la mémoire traumatique. Puis un jour, il retombe dans l’herbe, et cette fois il se fait vraiment mal et panique plus que d’habitude. Il se dit : « Je n’ai jamais paniqué comme ça de toute ma vie. » Il va donc penser à tort que c’est sa dernière chute dans l’herbe qui est le traumatisme, parce que c’est le seul événement qu’il a en mémoire, le seul qu’il a vécu consciemment. Or, en réalité, cette chute est juste le déclencheur de la mémoire traumatique liée à l’événement antérieur. La chute initiale, celle où l’enfant est tombé par terre en se faisant mal, s’est évanouie en une association avec l’odeur de l’herbe.

Comment reconnaître l’existence d’un événement codant ? La présence du codant est avérée quand une réaction est disproportionnée par rapport à un événement donné. L’événement lui-même n’est pas dramatique, il n’y a pas de danger de mort réel : l’enfant tombe par terre, il se fait mal, c’est un événement sans gravité apparente. Pourtant cela reste dramatique dans sa tête. Pourquoi ?

Parce que ce n’est pas cette chute-là qui est dramatique, c’est ce qu’elle a réveillé. Cet événement anodin devient dramatique. Cela montre bien l’existence d’une mémoire traumatique.

L’effet généralisateur Il y a un effet généralisateur lorsqu’à chaque fois que l’enfant revient dans l’herbe, même sans tomber, il commence à paniquer. Et si chaque fois qu’il sent l’odeur de l’herbe, l’odeur du gazon, il se sent mal. Et comme il se sent mal, s’il entend à ce moment-là une musique, par exemple, alors il peut y avoir une association avec cette musique.

L’enfant de notre exemple peut aussi créer une association avec des saveurs de nourriture. Par exemple, imaginons qu’il déjeune en terrasse et qu’à ce moment il sente des effluves d’herbe coupée. À cause de cette seule odeur, il commence à paniquer. En même temps, il mange par exemple une purée de pomme de terre. Le goût de la pomme de terre peut lui aussi être associé à l’état de panique, et alors quand il mangera de la purée à une autre occasion, il recommencera probablement à paniquer. Voilà notre effet de généralisation.

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