Nerti © 2016 luc geiger isbn : 978-2-9557379-0-3 copyright © le


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Phobies, angoisses, paniques, jalousie, timidité, colère avec NERTI c’est fini ! –

sera donc essentiel de rester concentré sur ces sensations physiques. C’est de cette manière qu’on obligera le cerveau reptilien à se rendre compte qu’il ne meurt pas vraiment devant une situation donnée. En faisant cette nouvelle expérience de « non-mort », il estimera inutile de continuer à sonner l’alarme et la réaction émotionnelle sera alors définitivement éradiquée.

Si vous remontez jusqu’au niveau des pensées ou des émotions, il faut impérativement revenir au niveau des sensations, en se posant la question essentielle que l’on abordera par la suite : « Qu’est-ce que je ressens dans mon corps ? »

Quel est le principe opérationnel de NERTI ? Avec NERTI, on va éliminer le lien entre la réalité d’aujourd’hui et la mémoire traumatique. On va expliquer au cerveau reptilien que dans cette situation précise, celle qu’il a identifiée comme potentiellement mortelle, il n’y a aucun danger de mort. Ainsi, même dans le cerveau reptilien, ce moment ne sera plus considéré comme étant un moment dangereux. L’épisode sera alors, la plupart du temps, éliminé de la mémoire du cerveau reptilien, qui ne garde une trace que de ce qui est susceptible de le mettre en danger de mort. Il ne fonctionne pas de la même manière que le cerveau émotionnel, qui garde la tonalité émotionnelle des choses, qu’elles soient plus ou moins agréables ou pénibles. Le cerveau reptilien ne garde en mémoire l’événement que s’il considère qu’il y a danger de mort, parce que pour lui, c’est une question de survie. Le cerveau reptilien est très basique. Pour lui c’est « on » ou « off », noir ou blanc, « Danger » ou « Pas de danger ». Il ne saisit pas de nuances. N’oublions pas que ce n’est qu’un « cerveau de reptile ».

La catharsis naturelle Pour rappel, la catharsis naturelle est ce qui se passe quand on a une réaction émotionnelle qu’on laisse vraiment agir. Par la suite, si le problème ou la réactivité anormale s’est résorbée, alors la catharsis a été efficace pour nettoyer la mémoire traumatique.

Cette partie est déterminante. En effet, il faut arriver à faire comprendre le changement au cerveau reptilien, par l’intermédiaire d’une nouvelle expérience. Comme il ne comprend ni le raisonnement, ni l’association émotionnelle, le « truc » est de lui faire expérimenter la situation dans laquelle il a cru mourir (perte de connaissance) sans qu’il ne perde réellement connaissance. Et quand il fait cela jusqu’au bout, il se rend compte qu’il n’est pas en train de mourir. Il se dit : « Normalement je meurs, mais finalement non, je ne meurs pas. » Du fait de cette nouvelle expérience, de cette nouvelle compréhension, il estime qu’il est inutile de continuer à déclencher l’alarme dans cette situation. Et le tour est joué.

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