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Phobies, angoisses, paniques, jalousie, timidité, colère avec NERTI c’est fini ! –
il y a des péripéties, il y a du suspense, on croit que le héros est mort, mais à la fin il s’en sort vivant. Et le héros de ce film : c’est vous ! C’est la personne qui fait la séance. À la fin, le héros s’en sort toujours. La meilleure preuve que vous avez déjà survécu la première fois est que vous êtes en train de lire ces lignes.
Donc quand vous revivrez votre mémoire traumatique, vous pourrez être à 100 % certain que vous allez vous en sortirez indemne. Tout cela pour vous dire que vous ne prenez aucun risque à vous laisser revivre la situation, même si, parfois, vous devez passer par un grand moment de suspens. Vous connaissez déjà la fin du film, c’est-à-dire que vous savez déjà que vous allez vous en sortir et qu’il finit bien. Il est donc primordial d’éviter de chercher à limiter ou à forcer les sensations afin de faciliter l’arrivée au verrou.
4. Chercher à retrouver l’émotion vécue au moment du trauma
Ce n’est pas du tout ce que l’on veut faire avec NERTI. On ne cherche pas à retrouver ce qu’on a vécu à ce moment-là, mais ce qui nous intéresse, c’est ce qui réagit encore maintenant à l’évocation du souvenir. Surtout que l’événement dont vous vous souvenez n’est pas l’événement codant (inconscient) mais l’événement déclencheur.
Voici une métaphore qui vous permettra de comprendre comment reconnaître le véritable événement traumatique. Je viens vers vous et je saute à pieds joints sur vos pieds. Vous allez avoir très mal aux pieds, mais sur le moment vous n’avez pas peur. Vous avez simplement mal. Ça, c’est l’événement traumatique, le codant. Quelques temps après, je reviens vers vous avec la même attitude que lorsque je suis venu vous marcher sur les pieds. Là, vous avez peur mais vous n’avez pas mal aux pieds.
Souvent les gens pensent que la mémoire traumatique dans cette histoire, c’est la peur, alors qu’en réalité, c’est la douleur aux pieds. Vous n’avez pas eu peur au moment où vous avez eu mal aux pieds.
Tant que vous ressentez de la peur, vous n’êtes pas au bon endroit. Vous n’êtes pas dans le revécu de la mémoire traumatique du cerveau reptilien. Ce que vous faites n’aura donc aucun effet thérapeutique.
Pour revenir au bon étage mental, focalisez-vous sur vos sensations en vous posant les « questions magiques » :