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XI. À savoir avant de pratiquer l’Auto-NERTI
Lorsque vous vous réveillez le matin, demandez-vous comment vous vous sentez dans votre corps. Vous pouvez vous dire : « Je me sens bien, mais il y a un endroit qui me fait mal et des endroits qui vont bien. » Quels sont les parties de mon corps qui vont bien ? Quels sont les muscles qui me font mal ? Quels sont les points qui sont désagréables ? Quels sont les parties qui sont neutres ? Accueillez aussi bien la neutralité que l’agrément et le désagrément. Observez et laissez faire. Plus vous êtes capable de faire ainsi, plus NERTI se déroulera facilement et tranquillement. Moins vous êtes capable de vous laisser faire, plus la séance sera longue, pénible et difficile parce que le revécu, la mémoire traumatique, est un ensemble de sensations qui s’enchaînent les unes derrière les autres : si vous ne les laissez pas faire, vous risquez d’être bloqué et la libération ne sera pas au rendez-vous.
Il faut donc sentir aussi bien les sensations que les non-sensations, c’est-à-dire les pertes de sensations. Par exemple, vous allez sentir une espèce de flottement avec vos jambes, comme si elles étaient anesthésiées. Parfois, on ne sent plus les jambes, les bras ou la tête. Cela pourrait d’abord vous paraître bizarre, mais cela fait partie des sensations qu’il faut laisser faire. En fait, le cerveau reptilien revit tout ce qu’il a ressenti physiquement.
Si, par exemple, à un moment, il y a eu une coupure de sensations car un nerf a été coincé, cela explique qu’on ne sente ni les jambes ni les bras. De même que lorsqu’on s’endort sur un coussin, il arrive un moment où on ne le sent plus. Cette non-sensation fait partie du revécu, donc il est très important de laisser faire et de vraiment lâcher prise de tout ce qui se passe.
Si, parfois, vous sentez un blocage, accueillez-le lui aussi, en focalisant sur la sensation de blocage elle-même. Si vous sentez une émotion, laissez-la et observez ce qu’elle fait dans votre corps. Si vous ne vous sentez pas bien ou que vous avez envie de vomir, laissez augmenter autant qu’elle le veut cette envie de vomir. Si vous sentez que vous avez mal à la tête, laissez empirer ce mal de tête même si vous avez l’impression qu’il vous déchire le cerveau ou que celui-ci va exploser.
Il est important de préciser que cela pourrait être violent et qu’une grosse migraine pourrait se déclencher. Si, pendant la séance, une migraine intervient, ne dites surtout pas : « Ah non, je ne veux pas de migraine ! », mais laissez-la agir, car elle fait partie des sensations imprimées dans votre mémoire. Souvent, comme effet collatéral, elle disparaîtra définitivement avec le nettoyage émotionnel. Cela est extraordinaire. Même si vous pensez parfois que des douleurs n’ont aucun rapport avec votre hyper-réactité, comme une douleur lombaire, par exemple, laissez faire. Si, pendant la séance, vous sentez quelque chose, sachez que cela fait partie du processus. Si cela n’a rien à voir avec le nettoyage émotionnel, cela disparaîtra pendant la séance.