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Phobies, angoisses, paniques, jalousie, timidité, colère avec NERTI c’est fini ! –
3. Un exemple de non sensation
Je me rappelle que lorsque je faisais du théâtre pour dépasser ma timidité, une personne avec laquelle je jouais avait une grosse entorse de la cheville. Il ne pouvait pas poser le pied par terre. Il devait jouer son rôle et son personnage n’avait pas d’entorse. Une fois entré dans son personnage, il ne devait donc plus l’avoir. Quand il montait sur scène, en effet, il ne sentait plus son entorse, parce que dans le rôle, il n’y avait pas d’entorse. Alors, il jouait sa scène tranquillement. Lorsqu’il quittait la scène, il se plaignait d’avoir très mal alors qu’il n’avait plus eu mal pendant tout un moment. Son personnage n’était pas malade, mais lui, si !
Ce que je veux expliquer, c’est que toutes les sensations vécues dans une situation font partie de cette situation. Lorsque le cerveau reptilien revit une mémoire traumatique, toutes les sensations qui sont revécues dans la situation réactivée à ce moment-là font partie de cette mémoire. S’il n’y avait pas de douleur dans la mémoire traumatique alors il n’y aura pas de douleur dans le revécu. Même si vous avez mal à la tête en début de séance, ce mal de tête disparaîtra pendant la séance et réapparaîtra vraisemblablement à la fin. Mais si vous sentez le mal de tête persister pendant la séance, cela veut dire qu’il fait partie des traumatismes à nettoyer. Souvent, la mémoire traumatique empêche le fonctionnement normal et naturel de l’organe concerné, c’est la raison pour laquelle cet organe est pathologique.
Une personne souffre de lumbago, par exemple, et chez elle, le lumbago fait partie de sa mémoire traumatique. Durant le nettoyage, la douleur du lumbago se manifestera certainement. Elle risque donc d’avoir très mal au bas du dos pendant la séance, mais il faudra laisser faire pour que sa mémoire se libère du traumatisme. Le lumbago va diminuer dans les jours suivants, à condition que son dos ne soit pas trop gravement atteint.
4. Rester au bon étage mental
Une autre chose très importante est de rester au bon étage mental.
Si vous réfléchissez et que vous imaginez vos sensations, cela veut dire que vous êtes à l’étage des pensées. Vous pouvez raconter pendant des années que la petite araignée n’est pas dangereuse. Si vous en êtes phobique, cela ne changera rien.
Le deuxième des trois étages du cerveau est celui des émotions. Nous avons vu précédemment que tant que vous sentez la peur, vous n’êtes pas au bon moment, vous êtes face à l’événement déclencheur et non au niveau de l’événement codant,