Nerti © 2016 luc geiger isbn : 978-2-9557379-0-3 copyright © le


83

XI. À savoir avant de pratiquer l’Auto-NERTI

donc vous n’êtes pas dans la mémoire traumatique. Au niveau de la mémoire traumatique, je rappelle qu’il n’y a pas d’émotions, mais uniquement des sensations. Le cerveau reptilien n’a pas d’émotions. Il n’est que perception. Donc si vous avez des émotions, laissez-les faire mais surtout ramenez votre attention et observez ce qui se passe dans votre corps en utilisant les « phrases magiques » : 

« Comment je perçois la sensation dans mon corps ? » « Comment je la sens dans mon corps ? » « À quel endroit ça se passe dans mon corps ? »

Si une grande tristesse ou un désespoir vous envahit durant la séance de NERTI, laissez-vous sombrer et observez sans contrôler les sensations dans votre corps.

Encore une fois, il faut lâcher prise. Parfois les gens disent :

« Je ne sens rien dans mon corps. J’ai une émotion claire mais je ne sens pas. »

Physiologiquement, il n’est pas possible de ressentir une émotion sans percevoir de sensations. Les études s’accordent pour démontrer que l’émotion est une codification du cerveau basée sur une perception sensorielle. Cela veut dire que lorsque vous avez une pensée qui vous fait peur, cette pensée est réveillée parce que vous avez une mémoire traumatique ou un événement désagréable liée à l’objet de la peur. Par conséquent, le système nerveux envoie l’information au cerveau reptilien qui accélère le cœur, fait transpirer, fait rougir et ainsi de suite. Ces informations sont perçues par le haut du cerveau, le cortex cérébral qui, lui, est capable de dire « J’ai peur ». Mais il ne peut le dire qu’en recevant d’abord l’information des sensations physiques du corps. D’ailleurs, plusieurs études scientifiques récentes ont démontré une corrélation surprenante entre l’injection de Botox sur le visage et les perceptions sensorielles des personnes qui en ont fait usage.

Le Botox (ou toxine botulique), utilisé comme antirides, anesthésie les muscles du visage et les empêche de se contracter. Il a été démontré que les personnes qui ont eu recours au Botox ont moins de mouvements d’expressions émotionnelles sur le visage, telles que la joie, la peur, la tristesse, l’incrédulité, le dégoût, etc. Parallèlement, les chercheurs ont aussi noté une baisse significative de l’intensité des perceptions émotionnelles des patients botoxés. En résumé, ces personnes

Laisser un commentaire