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XI. À savoir avant de pratiquer l’Auto-NERTI
En revanche, une personne qui a fait un travail d’affinement des perceptions (par exemple, avec la sophrologie) va être ferme dans ses affirmations. Lorsqu’elle ne sent rien, elle dit : « Je ne sens rien. » Il y a une différence en matière d’énergie entre la perte de sensations et ce qu’on peut ressentir à la fin de la séance, lorsqu’on est « vidé ».
Quand on est dans la non-sensation, la perte de sensations, on ressent une sorte d’énergie molle, bizarre. On ne sait pas trop ce qui arrive… Pensez à cette idée de perte de conscience. Comme si vous étiez un peu vaseux ou confus.
S’il n’y a plus de sensations et que c’est un retour à un état normal, ce n’est pas du tout la même énergie. On a l’impression d’être simplement là, normalement, on pourrait dire banalement. On peut alors stopper la séance à ce moment-là.
C’est pourquoi la précision donnée à la perception de cette impression est importante, car c’est là que réside la finesse du travail de NERTI. Certaines personnes disent « J’ai fait une séance, mais quand je me suis senti bien, j’ai arrêté ».
En réalité, elles n’étaient pas encore allées jusqu’au point où l’on se sent bien : elles se sentaient assez bien et « flottantes », mais toujours dans cet état un peu bizarre qui caractérise le verrou. Elles ont arrêté la séance trop tôt, alors que ce n’était pas encore fini. Il fallait attendre 30 secondes, 1 minute, ou 2 minutes de plus, jusqu’à ce que les sensations reviennent. C’est une des principales causes d’échec de séances. Dans ce cas, il n’y a pas de nettoyage émotionnel abouti, donc pas de changement au niveau de la réactivité. Souvent, en sortie de verrou, les personnes se disent « Je suis là, je m’ennuie », ce qui montre que quelque chose a changé. Quand on arrête la séance avant de passer le verrou, c’est comme si on remettait le diable dans la boîte.
Ainsi, lorsque vous avez l’impression de tourner, de vous enfoncer, de vous laisser aller, cotonneux, lorsque vous ressentez toutes ces sensations un peu bizarres, ne vous arrêtez pas encore… Allez jusqu’au bout de la séance !
7. Exercices de différentiation
Sur les pages qui vont suivre, vous allez avoir l’occasion de pratiquer un exercice pour apprendre à différencier les sensations, les émotions et les pensées.
Pour cela, il vous suffit d’associer l’exemple avec la catégorie de sensations qui vous paraît correspondre, en cochant dans l’une des quatre colonnes.