99
XII. Comment pratiquer l’Auto-NERTI « à chaud »
3. Vous l’avez vécu…
Voici un autre exemple représentatif de NERTI « à chaud » :
« Je suis avec quelqu’un qui me fait une remarque et je sens instinctivement que je la prends mal. De toute façon, je prends mal les choses à chaque fois qu’on me fait une remarque de cette manière. Je vais me mettre dans mon coin pendant un moment. Je vais aux toilettes. Et là, je ferme les yeux et j’observe les sensations. Ça m’appuie sur la poitrine, je la laisse appuyer. Je sens comme une tristesse, je laisse la tristesse venir et je la sens la tristesse, je la sens dans la gorge, comme quelque chose qui bloque. Je la laisse faire aussi. Puis, je laisse venir ce qui serre dans ma gorge. Je ne m’occupe que des sensations, je n’essaie pas de me rappeler ce qu’on m’a dit mais de sentir ce qui se passe, là, dans l’immédiat. Je sens que j’ai mal au ventre. La pression sur la poitrine s’arrête mais le mal de ventre devient plus important. Le mal de ventre monte comme si j’avais envie de vomir sans que j’arrive à vomir. Puis j’ai l’impression que ma tête est prise dans un étau. Puis ça me fait mal dans la nuque. Enfin, ça se calme, ça s’arrête. Là, je me sens bien. »
La plus grosse erreur serait de s’arrêter à ce moment-là. Quand vous vous sentez bien, posez-vous les questions suivantes : « Qu’est-ce que je sens ? Est-ce que je sens bien mon corps ? »
Et si vous vous sentez… Un petit peu flottant, Un peu vaseux, Un peu bizarre, … ou si vous vous dites :
« Je suis bien, puis j’ai comme l’impression que ça s’illumine dans mes yeux, pas fort mais régulièrement. »
« Et puis, j’ai l’impression que mes jambes flottent un peu, qu’elles sont un peu au-dessus de moi, qu’elles ne touchent plus le siège. Oui, je suis bien. »
… À ce moment-là, gardez les yeux fermés et continuez à observer tout cela. Et là, généralement, les changements sont assez subtils. Vous ne percevez pas grand- chose, c’est vraiment très faible. Et vous vous sentez engourdi, comme s’il n’était plus possible de bouger. Vous avez cette impression de ne plus pouvoir bouger et vous devez l’accepter. Vous pouvez noter une autre émotion. Une espèce de colère. Demandez-vous : « Comment je la sens, cette colère ? » Ça chauffe, ça chauffe dans les bras, les bras se raidissent ? Laissez-les se raidir ! Et puis ils cessent d’être raides ? Vous ne vous sentez plus flottant maintenant. « En tout, je sens que ça va