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28 « En Californie du Sud, par une journée ensoleillée d’avril, j’ai été renversé par un SUV lors du triathlon de Palm Springs auquel je participais. » La violence du choc l’a placé dans un état critique. Non seulement il avait 6 vertèbres brisées, mais les vertèbres de sa colonne vertébrale s’étaient comprimées, et des fragments osseux menaçaient sa moelle épinière. Pour ses médecins, il fallait faire une lourde opération chirurgicale : c’était sa seule chance de pouvoir espérer remarcher un jour. Dans tous les cas, il resterait handicapé à vie, avec des douleurs chroniques jusqu’à la fin de ses jours. Joe Dispenza demanda alors d’autres avis médicaux. Tous lui dirent la même chose, et lui conseillèrent d’opérer. Mais Joe prit une autre décision. Voici son explication : « Je crois qu’il y a une intelligence, une conscience invisible, à l’intérieur de chacun de nous, qui est dispensatrice de vie. Elle nous soutient, nous maintient, nous protège et nous guérit à chaque instant. Elle crée presque 100 milliards de cellules spécialisées, elle veille à ce que nos cœurs battent des centaines de milliers de fois par jour, et elle peut produire chaque seconde des centaines de milliers de réactions chimiques dans une seule cellule. Je me suis dit à l’époque que si cette intelligence était réelle et si elle possédait des capacités aussi étonnantes, je pourrais essayer de me connecter à elle ». Il faisait confiance à son esprit pour l’aider à guérir son corps. Alors il sortit de l’hôpital et décida de se concentrer sur sa guérison, en pensée. Il passait ses journées à focaliser son cerveau sur le moment présent. Il s’efforçait de ne ressentir ni regret du passé, ni crainte pour l’avenir. Et il travaillait mentalement à reconstruire sa colonne vertébrale, vertèbre par vertèbre. Il visualisait une colonne entièrement restaurée. Il se projetait, étape par étape, en train de marcher à nouveau. Ce n’était pas facile, car d’innombrables pensées négatives venaient perturber cette démarche (qu’allait-il faire de son cabinet, allait-il rester paralysé à vie, etc.). Mais il les écartait consciencieusement, et reprenait au début la visualisation de sa guérison. Au bout de quelques semaines, il eut un déclic : « Je me suis senti complet, satisfait, entier. Pour la première fois depuis mon accident, j’étais vraiment détendu et présent à la fois dans mon corps et dans mon esprit. Il n’y avait aucune rumination mentale, aucune analyse, aucune pensée, aucune obsession, comme si quelque chose s’était débloqué et une sorte de paix et de silence prévalait ». Il continua de plus belle sa visualisation. Et deux mois après son accident, il put se lever et marcher. Sans la moindre chirurgie, il était totalement rétabli. Deux mois plus tard, il reprenait ses consultations en tant que chiropracteur. Et aujourd’hui, plus de 30 ans après l’accident, il n’a quasiment jamais eu de douleur au dos. Il est devenu un thérapeute mondialement connu pour ses travaux sur les capacités de guérison de l’esprit !