Aller au contenu
40 Xavier BAZIN Cher(e) ami(e) de la Santé, Vous ne le connaissez peut-être pas très bien… seulement de nom, peut-être… mais le glyphosate, lui, vous connaît intimement. Si on faisait le test, on en trouverait dans votre sang, dans vos urines, comme on en a trouvé dans les urines de José Bové, pourtant grand consommateur de « bio »… Tout récemment, 30 personnalités se sont portées volontaires pour tester leurs urines… avec un résultat effarant : 100 % d’entre elles étaient contaminées au glyphosate, avec une concentration de 1,25 microgramme par litre en moyenne. On a même découvert que certaines marques de bières allemandes contenaient plus de 300 fois la dose de glyphosate autorisée dans l’eau potable ! Le glyphosate est un herbicide redoutable, créé par Monsanto. Ce géant américain de la chimie a même réussi à le commercialiser auprès de tous ceux qui essaient de chasser les mauvaises herbes de leur jardin sous la marque Round-up. Le glyphosate a reçu le triste prix du « produit chimique le plus utilisé de tous les temps en agriculture » ! On en répand chaque année 800 millions de tonnes dans le monde. Résultat : on en retrouve un peu partout : dans les sols, les cours d’eau, les nappes phréatiques… et même dans l’atmosphère – il nous retombe dessus avec la pluie. D’un point de vue écologique, il ne fait aucun doute que le glyphosate ne fait aucun bien à notre planète… Il appauvrit les sols agricoles en détruisant les micro-organismes qui contribuent à la renouveler et à la rendre fertile. Mais qu’en est-il de ses effets sur nous, êtres humains ? Dangereux pour nous ou pas ? Si vous écoutez les industriels, ils vous diront que les herbicides utilisés auparavant étaient bien pires. C’est vrai. Pensez à l’herbicide atrazine, un dangereux perturbateur endocrinien. Il a beau avoir été interdit en Europe depuis 2004… on le retrouve encore dans l’eau du robinet, 15 ans après ! Le glyphosate est moins toxique… mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas dangereux ! Le CIRC, organe de l’Organisation Mondiale de la Santé, l’a tout de même classé comme « cancérigène probable » en 2015. Évidemment, cela a fait hurler Monsanto et les industriels, qui ont immédiatement mobilisé leurs « experts » pour dire que le glyphosate était « inoffensif »… et tenter de discréditer les experts du CIRC… Il faut reconnaître que sur le plan scientifique, on n’a pas encore toutes les études nécessaires pour prouver avec certitude que le glyphosate est bien un véritable poison pour l’homme. Mais les intérêts économiques en jeu sont trop gigantesques pour que les « experts » puissent être parfaitement neutres et objectifs. Rendez-vous compte : si du jour au lendemain, les agriculteurs du monde entier devaient se passer du glyphosate, cela bouleversait totalement leurs habitudes !