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41 Nos autorités le savent bien… Et dans ce genre de cas, elles ont une fâcheuse tendance à minimiser les risques. Il suffit de regarder en arrière pour voir que les autorités ont toujours réagi « trop tard » : L’exemple dramatique du Bisphénol A Prenez le cas emblématique du bisphénol A. Il a fallu attendre le 16 juin 2017 pour que l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) décide de le placer sur la liste des « substances extrêmement préoccupantes, en tant que perturbateur endocrinien ». Aujourd’hui, la dangerosité du bisphénol A n’est plus contestée par grand monde. Mais rappelez-vous : il y a à peine 10 ans, en 2008, l’Agence française de sécurité alimentaire (Afssa) avait rendu un rapport disant qu’il n’y avait aucun problème à donner à un bébé du lait chauffé dans un biberon contenant du bisphénol A ! L’agence avait calculé une « dose journalière tolérable » et en avait déduit que le bisphénol A des biberons chauffés ne posait aucun risque au bébé ! Évidemment, cela avait suscité un tollé chez les scientifiques, tellement c’était contraire au principe de prudence le plus élémentaire. Acculée, l’Afssa avait été obligé de sortir un nouveau rapport en 2010, qui reconnaissait que le bisphénol A était en effet risqué pour les nourrissons. Et en 2013, la France a décidé d’interdire le bisphénol A dans les biberons et autres contenants alimentaires pour bébé… puis dans tous les contenants en 2015. Mais combien de bébés aurait-on pu épargner si nos autorités avaient réagi plus tôt ? Je tenais à vous rappeler cette affaire, car c’est toujours la même histoire. Que ce soit pour le tabac, l’amiante, le mercure, l’aluminium ou les ondes des téléphones portables, les autorités ont toujours réagi de la même manière. Elles se montrent hyper rassurantes au départ… et mettent des années avant de reconnaître que ces substances peuvent être dangereuses pour la santé. Pourquoi ? Parce que les autorités sont sous l’influence des lobbys d’argent bien sûr… qui entretiennent le doute en payant des scientifiques à leur solde, qui produisent des publications forgées pour sortir des résultats rassurants. …mais aussi pour une raison plus prosaïque : une administration a toujours du mal à reconnaître qu’elle a eu tort… qu’elle a autorisé la mise sur le marché de produits dangereux… et mis en danger la population ! Alors dans le « doute », nos autorités se gardent bien de faire quoi que ce soit… même quand la précaution la plus élémentaire exigerait de les retirer du marché ! Et s’agissant du glyphosate, croyez-moi, on a de bonnes raisons d’être inquiet : Comme les vaccins et leurs adjuvants… D’abord, il faut bien comprendre que le glyphosate n’est jamais utilisé seul. Comme pour les vaccins, il contient quantité d’adjuvants qui le rendent plus toxique. Le Round-up ne contient que 30 à 40% de glyphosate… alors que c’est censé être la molécule active. Le reste, ce sont des adjuvants dérivés du pétrole et des détergents qui augmentent leur pénétration dans les cellules des plantes, mais aussi dans nos cellules à nous.