Newsletter 18 août 2019


drales et musées.

Les organisateurs avaient placé sur une estrade un échantillon de prédateurs de l’époque, gouver‐ nants, généraux, diplomates, famille carnavalesque de héros de pacotille, au poitrail constellé de ridi‐ cules colifichets, pourvoyeurs de chair à canons, tandis qu’une chorale chantait, sous les huées, les paroles de la cruelle marseillaise. La foule sifflait à cœur joie son incompréhension de la haine et de la

xénophobie que célébrait l’ancien hymne national remplacé depuis par cet éclair de génie qui fit de l’hymne à la joie le chant de l’Europe avant de devenir celui de l’assemblée universelle aux identités complémentaires.

Ce défilé monstrueux et répugnant, prélude à la fête du l4 juillet, a pour but de rappeler les heures sombres de la barbarie lorsque les bipèdes mammifères, englués dans l’égoïsme, le stupre et le sa‐ disme progressaient lentement vers l’état humain grâce entre autres aux êtres inspirés prêchant

d’exemples en bannissant de leur existence la violence, la prédation et l’appât du gain, sources de tous les maux. Ils existaient déjà à l’époque et précédemment. Ils avaient nom Christ, Gandhi, Mandela, Le‐ coin… Il est toujours bon de voir d’où nous venons pour mieux embellir le présent et préparer l’avenir. Pour prévenir également tout retour de la bête immonde : l’égoïsme carnassier, le patriotisme dévoyé, le nationalisme arrogant, les idéologies castratrices, les aberrations sociales, le primat de la force.

*** La « tortue des cancers » ***

« Ne faites pas le sacrifice inutile de votre prostate »

Rodolphe Bacquet

Il faut se rappeler François Mitterrand. Il fut diagnostiqué d’un cancer de la prostate au début de son premier mandat de président, fin 1981. On lui donna trois mois à vivre !

Vous connaissez la suite, Mitterrand est mort après son second septennat, début 1996. Soit plus de quatorze ans après le diagnostic de son cancer, alors considéré comme dangereux.

L’évolution d’un cancer de la prostate est si lente (10 à 15 ans) que la plupart des hommes chez qui on détecte ce cancer meurent en fin de compte d’une autre cause.

Tant que la tumeur reste locale, elle n’est pas dangereuse.

Malheureusement, la détection d’une tumeur pousse de nombreux médecins à proposer à leur patient un traitement dans la foulée.

48 malades sur 49 traités pour rien !

Dans ma lettre précédente sur la biopsie, je vous racontais comment cet examen conduit très fréquem‐

ment à un surdiagnostic.

Or, qui dit surdiagnostic, dit surtraitement.

Dans le cas du cancer de la prostate, le risque du surtraitement est très bien documenté.

En 2009, une étude menée sur 76.000 hommes pendant 9 ans concluait que le dosage du PSA suivi d’une biopsie entraînait des traitements précoces sans pour autant sauver les vies des patients.

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