Newsletter 18 août 2019


d’une biopsie entraînait des traitements précoces sans pour autant sauver les vies des patients.

Et, tenez-vous bien, pour un patient tirant profit de son traitement… 48 sont traités inutilement !!!

De 2009 à 2012, en France, 80% des patients diagnostiqués ont reçu un traitement anticancéreux (parfois plus) et près des deux tiers des 50-64 ans ont subi une ablation de la prostate.

Cette dernière solution – la prostatectomie – est donc la plus fréquente.

Elle a des conséquences particulièrement problématiques.

La première conséquence constatée sont les fuites urinaires. Elles sont fréquentes, mais réversibles…

au bout d’un peu plus d’un an.

Cependant, 7% des patients restent incontinents à vie ! J’imagine que, comme moi, vous n’aimeriez pas que ça « tombe » sur vous.

Lorsque les nerfs du sphincter anal sont lésés au cours de la prostatectomie, c’est carrément l’inconti‐ nence fécale…

Mais une autre conséquence fréquente est l’impuissance.

Les nerfs contrôlant l’érection sont si fins, et si proches de la prostate, qu’ils sont souvent abîmés lors

de l’opération, privant totalement le patient d’érection.

Par la suite, 95% des hommes touchés par cette impuissance temporaire considèrent que leur érection

est moins bonne qu’avant l’opération.

Malheureusement, cette impuissance peut être définitive lorsque les nerfs caverneux du pénis sont

mutilés, auquel cas, aucun viagra ni autre médicament ne sera efficace.

Ce qui vous arrive alors, c’est la disparition de la vie sexuelle.

Durée de vie à 10 ans : pas de vraie différence

Ces terribles conséquences de la prostatectomie seraient défendables si elles prolongeaient effective‐ ment la vie de ceux qui la subissent.

Mais c’est très, très, très rarement le cas.

Dans une étude réalisée sur 700 hommes diagnostiqués d’un cancer de la prostate (chacun ayant subi

une biopsie), des chercheurs ont chiffré le « bénéfice » d’une opération comparé à l’absence d’opération.

Un premier groupe de patients a ainsi été opéré de la prostate (ablation totale ou partielle) tandis que le second groupe a subi une simple surveillance médicale, sans traitement.

Au bout de dix ans, 10% des hommes opérés étaient morts de leur cancer, soit 35 exactement, contre 15% des hommes non-opérés, soit 18.

Une ablation a donc permis de prolonger le vie de 17 hommes sur 700 ! Seulement !

Si on prend en compte la dramatique baisse de la qualité de vie engendrée par la prostatectomie, l’in‐

térêt de subir une telle mutilation devient quasi nulle !

Ces chiffres illustrent bien l’hystérie médicale autour de ce cancer.

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