Cancers chez les adultes
Une étude menée sur des femmes vivant à New York a montré un lien entre l’exposition aux pesticides domestiques et le cancer du sein. Une autre étude menée sur des agriculteurs a montré une augmen‐
tation du cancer de la prostate de 40% chez les hommes exposés au DDT et aux pesticides organochlorés.
Enfin, une étude épidémiologique française, publiée en octobre 2018 dans la revue JAMA Internal Me‐
dicine, indique que les consommateurs habituels d’alimentation issue de l’agriculture biologique (qui
n’utilise pas de pesticides) ont un risque de cancer réduit de 25%, par rapport à ceux qui consomment du standard chimiqué de la grande distribution.
Cette relation était particulièrement marquante pour les cancers du sein chez les femmes méno‐ pausées (-34% de risque) et les lymphomes (-76% de risque).
Maladie de Parkinson
Les pesticides seraient en cause dans l’augmentation considérable de la fréquence de la maladie de
Parkinson chez les agriculteurs (+ 70% chez les agriculteurs nord-américains).
Gabriel Combris suggère aux conseillers du ministre de l’Agriculture de lui rappeler à l’occasion, qu’en France, les autorités reconnaissent le statut de maladie professionnelle pour les agriculteurs
touchés par le Parkinson.
Les principaux pesticides soupçonnés de jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie sont
paraquat, la roténone, ou encore le chlordécone, utilisé notamment dans les bananeraies en Marti‐
nique, et à l’origine de nombreux cancers de la prostate et de myélome (et qui pose encore problème
25 ans après son interdiction en 1993).
Réduction des spermatozoïdes
Lors d’une étude sur la baisse de qualité du sperme en France, on a remarqué que les régions agri‐ coles étaient les plus touchées par le phénomène. Pour valider l’hypothèse d’un lien avec l’exposition
aux pesticides, d’autres chercheurs ont suivi 155 hommes venus consulter pour des problèmes de fer‐ tilité : ceux qui consommaient les fruits et légumes contenant le plus de résidus de pesticides avaient 49% de spermatozoïdes en moins et un sperme de moins bonne qualité dans 32% des cas.
Risque de diabète multiplié par deux
D’après une étude menée sur des agriculteurs, ceux qui répandent des insecticides organochlorés au
moins 100 jours par an auraient entre 50% et 100% de risque en plus d’avoir du diabète selon le pro‐ duit utilisé.