NUMÉRO SPÉCIAL
Les exemples de notre façon de faire l’autruche sont pléthores ! Peu de gens souhaitent aller voir ses profondeurs intérieures. Je ne pense pas que la majorité procède de la sorte parce qu’elle croit que nier est ce qu’il faut faire… Je pense plutôt qu’elle ne sait pas ce qu’il convient de faire. En fait, pour la plupart, nous n’avons aucun moyen d’aborder les strates de notre expérience pour aller vers un mieux, parce que personne ne nous a appris à le faire ou que personne ne nous enseigne l’art du changement… On nous enseigne plutôt la perfection, le grimper toujours plus haut… en oubliant que dans la vie, il y a des creux et il y a des bosses… et que dans les creux, réside le fondement même de notre nature… Vous ne faites pas de beaux arbres sans racines profondes… Aujourd’hui, d’une manière ou d’une autre, et tout autant que nous sommes, nous sommes aujourd’hui mis au défi de recréer nos vies. Sous nos toits ou au niveau politique, ces mouvements de fond, ces changements, ne sont pourtant pas traités, ni regardés comme ils le devraient. On tente de les nier, de les supprimer, de les mettre sous le tapis. On enrobe les choses. On essaie de mettre du joli ou du «sent-bon» autour. Que ce soit au niveau collectif ou au niveau individuel, on entoure ces mouvements de fond, sous un beau papier rose pour faire comme si de rien n’était… sans essayer de sentir ce que cela pourrait nous apporter… une connexion profonde à la source de la vie même… Qui ne réside pas à la surface, mais bel et bien dans nos profondeurs. Au niveau individuel, on imagine une vie meilleure. On rêve d’une belle maison. Au niveau sociétal, on placarde des affiches de belles femmes avec de beaux bijoux dans de magnifiques voitures polluantes, pour essayer de croire que là est la solution de tous nos maux.
– Numéro Spécial – Page 13 –