NUMÉRO SPÉCIAL
grande quantité d’informations, des programmes, les ressentis de sa mère et de son père. Tout cela s’inscrit dans les cellules de l’enfant depuis le début de sa vie utérine. Le bébé, qui s’apprête à sortir de cette matrice vit, mais il n’est pas encore «l’enfant». L’enfant pour moi est celui qui existe. Le bébé dans le placenta vit mais n’existe pas encore. C’est au moment où il va sortir, où il va respirer, que son existence propre commence. Il connaît une très grosse blessure en quittant la fusion totale avec la mère et il va devoir apprendre à cheminer toute sa vie. Ayant atteint la majorité, nous ne sommes normalement plus dépendants et nous quittons à nouveau la mère, mais également le père. Une fois adultes, que pouvons-nous donc faire de cette blessure d’abandon? des clés, des exercices pour se libérer de cette blessure d’abandon et bien plus que cela. Je dois avouer que lorsqu’il m’a proposé cela, je fus un peu décontenancée car l’écriture n’est pas nécessairement facile pour moi. Mais lorsque Philippe a une idée dans la tête, il peut devenir force de persuasion. Au final, ces onze mois d’écriture et de préparation à l’édition furent une aventure extraordinaire et je souhaite de toute cœur que ce livre puisse impacter plus de monde mais surtout de donner l’envie de passer à l’action. La naissance est pour moi le plus gros trauma que nous connaissons. La première « blessure » que nous rencontrons dès notre arrivée au monde est de vivre un abandon, puisqu’en naissant le bébé quitte une matrice où tout se passait de manière « parfaite ». Je mets des guillemets à « parfaite » parce que dès la conception de l’embryon, le futur enfant reçoit une
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