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Indéniablement, quand nous employons le mot « abandon » pour parler de ce que nous vivons, c’est un signe que la blessure est encore là. Ce qui nous fait encore souffrir à l’âge adulte, c’est en fait notre structure psychique qui est notre conscience d’enfant, et qui est encore présente, encore en action aujourd’hui : nous voyons notre vie sous le filtre de notre conscience d’enfant. L’enfant en nous, qui a souffert petit, a dû énormément refouler au niveau de ses propres besoins. Or, un enfant a d’énormes besoins ! Un adulte très dépendant aujourd’hui est par définition un adulte qui a encore beaucoup besoin des autres ou de l’autre. C’est une personne qui a forcément connu, en très grands nombres, des besoins non satisfaits et non comblés par le passé. L’origine d’une dépendance actuelle appartient très souvent au passé. Aujourd’hui, nous continuons à ressasser des pensées de conscience intenses à l’idée de perdre quelqu’un, ou quand nous perdons l’attention d’une personne. Des croyances limitantes sont également reliées à cette blessure d’abandon. Nous croyons être moins importants que les autres, nous pensons ne pas être aimés, être seul au monde, que nous sommes la « dernière roue du carrosse », ou que « de toute façon, tout le monde se fiche de ce que je vis, de ce que je ressens ! ». L’autre exemple que je rencontre fréquemment, c’est lorsqu’il y a séparation au sein d’un couple. La personne que j’accompagne évoque souvent qu’elle se sent abandonnée. Or, elle ne vit pas un réel abandon : «elle est quittée, pas abandonnée». Quand j’entends dire : « Mon mari ou ma femme m’a abandonné », je propose toujours de remettre de la clarté sur les faits, en amenant la personne à comprendre qu’elle a été quittée et non abandonnée.

NUMÉRO SPÉCIAL

– Numéro Spécial – Page 18 –

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