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Cette solitude m’a permis de me poser dans ma maison, dans mon habitacle, dans mon corps. La solitude m’a permis de saisir l’instant, le vrai. Qu’est-ce que m’a permis l’instant ? Il m’a permis de me relier à ce qui est, à sentir l’unité que j’ai toujours cherchée chez l’autre. La solitude a été comme une bouffée d’air pur et d’oxygène, dans une vie surchargée de surface et de superficiel. Et mon âme a de nouveau respiré. Alors aujourd’hui, je fais l’éloge de la solitude que tout le monde fuit comme la peste. Comme si elle était suspecte, alors que se loge, en son sein, la plus belle des pépites. Quelqu’un qui ne peut pas supporter d’être seul, ne peut pas s’aimer. Il ne se supporte pas, puisqu’il ne se regarde pas de dedans. Il ne veut pas s’habiter, se voir… J’ai plongé au cœur de la bête immonde ! J’AI PLONGÉ DANS LA SOLITUDE ! Eh bien, croyez-moi ou pas… j’ai trouvé là ma plus grande pépite ! Et, je ne suis plus la même depuis. Je suis donc restée seule, face à ce que je pensais avant être un désastre. Et cela s’est avéré être tout sauf de l’isolement… C’était le plus beau et grand mariage auquel j’ai été conviée de toute ma vie ! Lequel ? Le MIEN ! Pourquoi ? J’ai vécu cette solitude en conscience… Et pour la première fois, je ne me suis pas fuie. Je me suis habitée entièrement. J’ai ressenti ce qui était « mon moi » véritablement. J’ai touché le subtil, l’invisible et la Présence.

NUMÉRO SPÉCIAL

– Numéro Spécial – Page 6 –

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