En prenant soin de mes besoins, en m’écoutant, en pansant mes blessures, en me libérant des émotions perturbatrices et de certains conditionnements, j’ai découvert le courage, une force insoupçonnée, une puissance, une dignité et un nouvel être naissait en moi. Et c’est là que le flash est arrivé et que je me suis dit que je voulais devenir psychothérapeute pour offrir ce que j’étais devenue, non plus pour sauver les autres mais cheminer avec eux, les accompagner, les écouter en leur proposant de nouveaux regards sur la vie, en les confrontant de manière bienveillante et respectueuse, en éclairant leur chemin parfois ténébreux, avec patience, en accueillant parfois l’indicible et l’insupportable. Depuis l’âge de trente ans et jusqu’à aujourd’hui encore, je ne cesse de me former, d’expérimenter, d’ouvrir ma conscience pour continuer à évoluer, d’affiner ma sensibilité pour améliorer sans cesse mes accompagnements. doublée d’une culpabilité omniprésente ont fait que je me suis «abandonnée et quittée» pour les autres. Je voulais sauver le monde, dans le désir constant de faire plaisir à la terre entière mais j’étais très loin de mon cœur et dans le déni total de mes besoins. Tout simplement, je ne m’aimais pas. Jeune adulte, mariée, avec des enfants, j’ai eu de gros problèmes de santé au rein (le siège des peurs en décodage biologique) : épuisée, j’étais pleine de frustrations, souvent triste tout en arborant un visage toujours souriant. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de consulter et de suivre des stages de développement personnel. J’ai eu un besoin gargantuesque de comprendre ce que je vivais car derrière les apparences d’une Valérie toujours joyeuse se cachaient une solitude et un grand désespoir que je ne voulais pas sentir.
NUMÉRO SPÉCIAL
– Numéro Spécial – Page 12 –