Les grands choix stratégique
7.1.2. Avantages et inconvénients :
En optant pour la croissance interne, l’entreprise s’assure de la maîtrise des coûts et du
rythme du développement. D’autre part, elle garde son autonomie la plus complète. En effet, en se
développant à partir de ses propres ressources et non pas à travers l’ouverture de son capital à de
nouveaux associés ou actionnaire, les propriétaires demeurent les seuls maîtres de l’entreprise.
Vu ce dernier avantage, il est facile de comprendre que les entreprises familiales sont les plus
concernées par ce type de croissance
Le principal inconvénient de la croissance interne concerne la lenteur dans le développement. Il est
vrai que pour se développer, il faut attendre de réunir les ressources nécessaires, ce qui peut prendre
un certain temps. De plus, la croissance interne est peu adaptée à la diversification qui nécessite
l’acquisition de nouvelles compétences.
7.2. La croissance externe :
7.2.1. Définition :
La croissance externe consiste à se développer en recourant à des acquisitions ou à des
fusions. Souvent, la croissance externe apparaît lorsque les héritiers d’une société familiale veulent se
défaire de leur héritage, ou encore lorsque la monnaie d’un pays subit une forte dévaluation qui rend
ses entreprises peu chères pour les entreprises des pays où la monnaie reste forte. Mais pour
certaines grandes firmes, la croissance externe est une religion. C’est notamment le cas de Microsoft
qui, pour rester le leader mondial, procède à l’acquisition de nombreuses entreprises opérant dans
son secteur.
7.2.2. Avantages et inconvénients :
La rapidité de la mise en œuvre est le principal avantage de la croissance externe :
l’entreprise acquiert rapidement de nouvelles compétences et peut ainsi augmenter son chiffre
d’affaires par sursauts important. De surcroît, dans des secteurs déjà encombrés, elle permet d’éviter
la création de nouvelles capacités de production.
Les inconvénients de la croissance externe sont son coût élevé, le risque de perte des actifs
immatériels (compétences, portefeuille de clients, image, etc.) et enfin les difficultés d’intégration dues
à la différence des cultures des deux entreprises. Ces inconvénients sont très souvent difficiles à
surmonter. Il est à noter qu’ils font échouer plus de 50% des fusions d’entreprises.