Les grands choix stratégique
8.1. Définition :
Les alliances et les partenariats sont des relations de coopération entre entreprises
appartenant au même secteur (alliances), ou à des secteurs différents (partenariats). Cette
coopération a pour but de mener conjointement à bien un projet ou une activité spécifique. Les
activités propres à chacune des entreprises restant indépendante hors de cet accord.
8.2. Avantages et inconvénient :
Les avantages de ces stratégies sont multiples. En premier lieu, ce sont des formules souples
et révisables qui permettent de limiter l’engagement des entreprises à ce qu’elles veulent partager et
d’annuler ou de ne pas renouveler les accords passés. En second lieu, elles permettent
l’apprentissage progressif d’une diversification, une intégration verticale ou de préparer le retrait d’une
activité. Ainsi, certaines entreprises s’allient à d’autres pour l’une de leurs activités puis finissent par la
leur abandonner. Enfin, les alliance et partenariats permettent à chaque entreprise de garder sa
propre identité.
Les alliances et partenariats ne sont pas exempts d’inconvénients et de risques. En effet, ces
stratégies posent un problème quant aux centres de décision et la contribution de chacun des
partenaires. Par ailleurs il y a le risque de fuites technologiques et celui d’être absorbé par le
partenaire. Ce sont là des inconvénients et des risques non négligeables, d’autant plus que souvent,
les parties de la coopération, se sont livrés des batilles concurrentielles féroces par le passé
9. Le retrait :
Le retrait est parfois la seule solution pour l’entreprise, il est donc normal de ne pas discuter
des avantages et des inconvénients de cette stratégie.
C’est généralement pendant les périodes de crises ou de récession que beaucoup
d’entreprises choisissent de se retirer et d’abandonner leur activité. Tel a été le cas pour de
nombreuses compagnies aériennes pendant la crise qu’a subit le secteur du transport aérien après les
événements du 11 septembre 2001.
Avant de se retirer définitivement, l’entreprise peut, en premier lieu, tenter de redresser sa
situation en entreprenant des actions à court terme telles que la réduction des dépenses,
l’accroissement des revenus, la diminution du point mort par un abaissement des coûts fixes. Il s’agit
ici de faire face à une situation qui ne semble pas perdue d’avance, mais dont la persistance
compromet sérieusement la pérennité de l’entreprise. En second lieu, l’entreprise peut entreprendre
des actions plus radicales comme la suppression de certains départements et autres unités
organisationnelles, ou encore le désinvestissement partiel. La suppression des départements et unités
organisationnelles doit concerner les moins nécessaire à court terme d’entre eux, tels que le
département de la recherche. Il est vrai qu’à court terme ces suppressions apportent des économies