Les grands choix stratégique
substantielles à l’entreprise, toutefois elles compromettent son développement à long terme. Quant
aux désinvestissements, ils résultent généralement d’une mise en cause du maintien à long terme des
activités elles-mêmes. Ici on ne redresse pas une situation sur le plan opérationnel, mais on fait un
choix définitif d’abandon et de restructuration du portefeuille d’activité de l’entreprise. Enfin, la
liquidation est l’étape ultime et la plus difficile des stratégies de retrait qui peuvent être mises en
œuvre. Il ne s’agit plus de quelques désinvestissements mais de l’arrêt de l’entreprise de façon
définitive.
Au-delà du coût financier, les problèmes sociaux d’une telle situation sont généralement difficiles à
résoudre, c’est ce qui rend particulièrement pénible la prise d’une telle décision. Chez les entreprises
diversifiées ce problème peut généralement être atténué grâce à des redéploiements de personnels.
Par contre, chez les entreprises ne possédant qu’une seule activité, cette stratégie est souvent à
l’origine de conflits graves.
Les options stratégiques qu’on a présentées dans ce chapitre ne sont pas mutuellement
exclusives. En effet, ces options peuvent être combinées pour donner lieu à des stratégies complexes
qui seraient plus adaptées aux capacités et à l’environnement de l’entreprise.
Par ailleurs, le financement de la stratégie est une question qu’on doit se poser. Va-t-on se
fixer un budget puis opter pour les actions stratégiques qui ne le dépassent pas ? Ou bien va-t-on
d’abord choisir notre stratégie puis chercher les moyens pour la financer ? Pour notre part, nous
pensons que le choix le plus judicieux est celui qui consiste à opter pour la stratégie la plus apte à
mener l’entreprise au succès, puis chercher les moyens de la financer. Ce choix nous parait meilleur
car il comporte moins de contraintes et a donc plus de chances de réussir et de bénéficier à
l’entreprise.