A ce stade une sorte de benchmarking a permis de tirer les leçons des trois réformes et adapter au maximum les résolutions au cas marocain. En fait, ce travail effectué par la Direction de la Politique Économique Générale (DPEG) du Ministère des Finances, a été inspiré d’un séminaire organisé par la Banque Mondiale, en mars 2001, sur l’expérience vietnamienne en matière de réforme administrative. «Nous nous sommes penchés sur d’autres expériences qui ont réussi et nous en avons retenu trois», est-il indiqué auprès de la DPEG. Le rapprochement avec la France a été écarté, car «là aussi les réformes sontlentes et les résultats ne sont pas probants», est-il expliqué. C’est l’Italie qui s’est taillé la part du lion dans cette étude. Le choix a été justifié par l’existence de nombreuses similitudes avec le cas marocain, notamment sur le plan des problèmes administratifs et de la corruption. «Ce pays a entamé des réformes courageuses qui ont été bien accueillies par les syndicats et le gouvernement» indique la DPEG. Les objectifs de ce benchmarking ont été essentiellement : l’allégement des structures administratives par la réduction du nombre de Ministères ainsi que l’élimination des doubles emplois, cela est la base même de la réorganisation de l’Administration. Pour ce qui est des résultats* de ce benchmarking il est à signaler que la liste des ministères a effectivement été écourtée mais il s’agissait essentiellement de regroupements. Quant aux doubles emplois, des tentatives ont été observées dans quelques départements. Autre principale résolution est celle de la simplification des procédures, notamment avec la mise en place d’une loi annuelle de simplification, d’un observatoire et des guichets uniques. En ce qui concerne les procédures budgétaires et comptables des administrations marocaines, il a été recommandé de s’inspirer des méthodes du management privé.
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