L’entreprise doit reconnaître que d’autres entreprises sont plus performantes qu’elle. Le choix des collaborateurs du benchmarking est lui aussi extrêmement important. La direction générale s’impliquera suffisamment pour vaincre les résistances et permettre à chacun de s’approprier le processus. Deux entreprises de même métier ne sont pas toujours comparables, le risque est de comparer des éléments qui ne sont pas comparables. Il n’y a pas de meilleures pratiques standard, universelles et adaptables à toute organisation. Il faut s’assurer que les données fournies par les partenaires de l’entreprise sont récentes et complètes. La démarche s’attache essentiellement aux éléments tangibles. Elle ne permet pas toujours d’identifier et de documenter toutes les variables explicatives du différentiel des performances. Il faut toutefois vérifier qu’il n’y a pas rétention d’information tant du partenaire que de l’équipe de l’entreprise réalisant le benchmarking. Un benchmarking nécessite énormément de moyens matériels, de temps et de personnel compétents. Enfin comme toute démarche exigeant un changement et modifiant des habitudes, la résistance au changement sera au rendez vous.
B. Pour le client :
L’échec d’une démarche benchmarking se reflète sur les clients de l’entreprise : Certains domaines d’activité sont désormais réservés aux entreprises qui opèrent une démarche qualité : les petites et moyennes entreprises sont exclues du champ d’application de cette technique et ce faute de moyens et de structures souvent indispensables et inqualifiables pour le lancemeant de ce genre d’opérations et donc une certaine catégorie de clientèle appropriée à ces PME exclues de la démarche ne bénéficie pas de ces apports bénéfiques. Des domaines d’activité sensibles : certains secteurs d’activité sont très sensibles aux changements surtout lorsque ceux-ci sont négatifs. Un mauvais benchmarking peut avoir des effets néfastes tant pour le consommateur client que pour l’entreprise car il peut aller même jusqu’à la signature de la mort de l’entreprise. Perte de confiance : cette perte de confiance peut être le résultat d’un échec de benchmarking qui peut causer le fument des clients, cette situation est très délicate vu que c’est très difficile de regagner la confiance (sur une durée déterminée) quand on n’a pas su le garder. Non adaptation d’un changement à la culture du consommateur ou de la population bénéficiaire : un benchmarking impliquant des changements structurels peut être refusé voir inadapté avec la culture voir situation dans certains cas. Le benchmarking instauré dans le secteur public en est un exemple. C le cas pour le système éducatif importé de la France et instauré au Maroc qui et qui a abouti à un échec total, la preuve en est le niveau d’études très
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