Dans cette partie, nous allons d’abord expliquer les préliminaires de la démarche nécessaires pour toute entreprise désirant procéder à un projet benchmarking, avant de se lancer dans l’aspect technique de l’application du processus au sein de l’entreprise en l’analysant étapes par étapes. A. La démarche du benchmarking: Comme tout processus de changement, l’entreprise doit accepter d’intégrer des pratiques dont elle n’a ni l’expérience ni la connaissance. Le changement n’est pas simplement d’apprendre mais de s’améliorer avec ce que l’on aura appris. Si l’entreprise perçoit l’intelligence économique et le benchmarking comme générateur de performance, leur implantation sera encouragée. De plus, si chaque fois que l’entreprise va recourir à
l’intelligence économique 3ou au benchmarking pour apporter un éclairage sur un problème
particulier ou une pratique à adopter, elle reçoit en retour une réponse simple, claire, utile et exploitable ; il se développera au fur et à mesure une conviction partagée de leur importance dans la course à l’avantage concurrentiel. Peu à peu la culture d’entreprise s’enrichit de la nécessité d’implanter une unité d’exploitation de l’information. L’intelligence économique trouve ainsi sa place dans la culture d’entreprise. Le benchmarking devient une méthode d’exploration au méme titre que les autres outils de l’intelligence économique. Le benchmarking n’est qu’un outil de surveillance de l’environnement qui place l’impératif de performance au cœur du management en empruntant aux meilleures pratiques qui ont fait leurs preuves. Si l’intelligence économique se propose de recueillir et d’analyser les informations permettant d’identifier les points de vulnérabilité, le benchmarking met l’accent sur les pratiques à acquérir et les étapes à parcourir pour rester parmi les performants du secteur d’activité. Le benchmarking en période de crise accentue le sentiment d’inefficacité et peine à trouver des partenaires prêts à partager avec une entreprise en difficulté. La démarche est avant tout proactive, pour anticiper et rester parmi les plus performants. La flexibilité mentale des dirigeants est nécessaire à la fois pour reconnaître que certains pratiques sont plus efficaces que celles qu’ils ont mis en place, mais aussi pour accepter la remise en question pour plus de performance. Il faut raisonner en termes d’outils de management mis à la disposition des dirigeants. Autrement dit, le benchmarking fait partie d’un ensemble de moyens comme le management
3 Ensemble des actions coordonnées de recherche, et de traitement et de distributions en vue de l’exploitation de l’information utile aux acteurs économiques.
19