→ LES SECRETS DE COMMERCE A ce niveau, on regroupe deux concepts (1) : Le secret de fabrique (2), c’est un savoir ou une expertise particulière à une entreprise, non protégée brevet ou dessein industriel, et qui tient la valeur de sa non divulgation. Connue des tiers, ceux-ci peuvent l’utiliser et l’entreprise perd alors son avantage concurrentiel. Cela vise généralement un procédé de fabrication, une formule chimique, une recette. Au Maroc les brevets d’inventions sont protégés par la loi n°17/97. Le Benchmarking n’est pas de l’espionnage industriel il faut donc respecter les brevets des partenaires et tout ce qui est soumis à la propriété industrielle. L’information confidentielle couvre des renseignements ou des documents sur le fonctionnement d’une entreprise, son organisation, ses projets, etc. Quoi qu’il en soit, ils ont en commun le fait qu’ils ne soient pas des connaissances générales et qu’ils ne sont pas divulgués au public. Le propriétaire de ces secrets de commerce doit donc prendre toutes les dispositions pour protéger ce qu’il considère comme sa propriété. Dans le cadre d’une relation ouverte de benchmarking, ce type de « propriété » ne devrait pas créer trop de difficultés. En effet, les secrets de commerce auront généralement fait l’objet d’un protocole d’accès« serré » aux termes desquels la partie à laquelle est divulguée l’information s’engage à maintenir celle-ci confidentielle et à ne pas l’employer pour d’autres fins que celles spécifiées. Au cours de cette procédure, l’éthique est le socle sur lequel la confiance s’installe et l’échange pourra se faire. Il existe toute fois quelques recommandations à suivre pour garantir la mise en place d’une démarche benchmarking efficace.
65