Quantacalm+ et Quantapunch+ La réponse nutritionnelle aux troubles liés au stress
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• Compulsions alimentaires, boulimie, envie de sucrerie , • Tendance à l’utilisation d’acide acétylsalicylique, tabagisme, envie de baignade, • Troubles d’induction du sommeil endormissement, troubles du comportement alimentaire…
Certains de ces symptômes sont observés lors du syndrome prémenstruel (SPM). Au cours de cette phase du cycle, la modification de l’équilibre oestrogène/progestérone induit une utilisation accrue de tryptophane par le foie. Ce qui provoque temporairement un déficit d’apport de cet acide aminé au niveau cérébral, et donc une réduction de la synthèse de la sérotonine. C’est ce phénomène qui expliquerait les troubles de l’humeur et du comportement du SPM.
Pour régler le déficit en sérotonine Une baisse d’activité sérotoninergique peut être issue de plusieurs mécanismes :
• Diminution des apports en précurseur (tryptophane), • Diminution de l’absorption par voie intestinale (constipation, colite inflammatoire), • Modification de l’écosystème intestinal, • Déviation du tryptophane (État inflammatoire de bas grade, catabolisme d’origine hépatique) • Compétition de passage du tryptophane à travers la barrière hémato-encéphalique avec les autres A.A. neutres, • Ralentissement de la synthèse cérébrale (déficits en cofacteurs enzymatiques, dysfonctions enzymatiques d’origine génétique ou acquise).
Les règles d’hygiène suivantes sont donc très efficaces pour pallier un déficit en sérotonine. Bougez, mangez ! L’activité physique augmente l’afflux du sang vers le cerveau mais augmente aussi la production de sérotonine. Au niveau alimentaire, il faut faire consommer des protéines exclusivement le matin et midi (accompagnées de fruits et de légumes), et à partir de l’après-midi uniquement des glucides lents, des céréales et des féculents. Car c’est à cette période du nycthémère que le tryptophane doit être disponible au niveau cérébral. Or, le tryptophane, dont les besoins quotidiens se situent entre 500 mg et 2 g, est le moins abondant des vingt acides aminés alimentaires. Sous représenté, il a moins de chance de passer la BHE s’il est en compétition avec les autres acides aminés neutres apportés par les protéines. C’est pourquoi :
• Il convient donc de supplémenter en tryptophane (noix, bananes, ananas, pamplemousse, kiwis, prunes, chocolat, tomate, petit-lait de vache ou alpha-lactalbumine) l’après-midi et le soir sans autre source protéique. • De façon non intuitive, associer des hydrates de carbone à la prise de tryptophane. Pour deux raisons : • La prise de glucides provoque une sécrétion d’insuline qui, elle, favorise l’absorption cérébrale du tryptophane.
• De même, l’insuline favorise la sécrétion centrale de sérotonine.
• Veillez aux apports alimentaires en : • Cofacteurs enzymatiques de la synthèse de la sérotonine : Fe, Zn, vit B2, B3, B6, B9, B12… • Vit. D et oméga3 DHA et EPA (un déficit en acides gras oméga 3 entraîne une mauvaise fonction des récepteurs membranaires post- synaptiques) La supplémentation en tryptophane doit être réalisée par petits pics et non pas en 2 ou 3 grosses prises, parce que : • Cela favorise son passage à travers la BHE via le transporteur qui ne se retrouve pas saturé, • Et parce que si la demi-vie de la sérotonine (temps au bout duquel 50% de la sérotonine a été renouvelée ou turn- over) est longue dans les plaquettes et l’intestin, elle est en revanche très courte, quelques minutes, dans le cerveau.
Ainsi, une supplémentation fractionnée, à dose filée, éloignée de toute prise d’autres acides aminés (protéines) permet donc à la fois un meilleur transport du tryptophane vers le SNC, et une production de sérotonine plus étalée dans le temps.