Quelle électricité en France pour 2035 AR v6 © Alain RICAUD Nov-Déc 2019 Page 104
1. Une prise de conscience commune et collective fondée sur un constat objectif et partagé de ce
qui se passe dans notre « maison », prise de conscience à faire partager par nos « décideurs », car ce que nous pouvons faire à notre niveau ne représente qu’un quart des efforts nécessaires.
2. Après les étapes successives reconnues en psychologie lorsqu’on doit faire son deuil (car nous
n’en sommes pas tous au même point): – Accuser le choc (oui, nous sommes face à la sixième grande extinction des espèces)
Se mettre en colère (c’est insupportable, comment a-t-on pu en arriver là ?)
Entrer en négociation (est-ce encore réparable avec de nouvelles techniques ?)
Subir une dépression passagère.
Et finalement, revenir à la vie dans l’acceptation des faits.
3. Une préparation à la « résilience », en développant nos capacités de résistance et d’adaptation
face aux dérèglements dont nous sommes déjà les témoins.
4. Elaborer un nouveau récit qui vienne se substituer au récit d’après guerre du confort et de la
croissance qui habite encore tous nos politiques. Avec une préférence, une véritable attirance pour tout ce qui caractérise le nouveau paradigme par rapport à l’ancien : – Moins de biens, de voitures, de vols en avion, de pollution, moins de béton, de goudron, de plastic, de machines, de produits encombrants et inutiles, d’énergies gâchées, de produits jetés, de course contre le temps …
Plus de sens, d’objectifs intelligents, de vie collective, d’initiatives et de responsabilités en particulier pour les salariés dans les entreprises.
Plus de temps, plus de liens affectifs dans nos familles, d’amitié dans notre entourage, de solidarité avec ceux qui sont aux périphéries.