Resume – graziella alphonse de lamartine (1849) graziella est u

Loader Loading...
EAD Logo Taking too long?

Reload Reload document
| Open Open in new tab

Download [671.93 KB]



RESUME – GRAZIELLA ALPHONSE DE LAMARTINE (1849)

Graziella est un roman d’Alphonse de Lamartine. Il a été présenté pour la première fois en 1849 en tant qu’épisode des Confidences de Lamartine, textes apparaissant sous forme de feuilleton dans le journal La Presse. Le roman est par la suite publié seul en 1852. Les interprétations concernant la réalité autobiographique de Graziella divergent. Le récit a lieu durant la jeunesse du narrateur et se déroule en Italie, notamment dans la région napolitaine.

I. LES PERSONNAGES PRINCIPAUX 1. LE NARRATEUR – LAMARTINE

Le narrateur a une vingtaine d’années. Il est envoyé à dix-huit ans par ses parents chez une femme proche de la famille ayant des affaires en Toscane. Aimant le voyage, la lecture et la découverte, le jeune homme profite avec joie des richesses de ce nouveau pays. Il y restera plus longtemps que prévu et s’éprendra d’une jeune femme, Graziella.

2. AYMON DE VIRIEU

Aymon est l’ami de Lamartine qui le rejoint dans ses pérégrinations en Italie. Il apprécie, comme son ami, la vie simple des paysans et pêcheurs locaux, les paysages admirables de l’Italie, ainsi que la lecture.


3. LE VIEUX PECHEUR

Le vieux pêcheur sera celui qui acceptera de faire monter les deux jeunes hommes français, Alphonse et Aymon, dans sa barque avec son petit-fils pour aller pêcher. Italien et fervent catholique, il est le grand-père de Graziella.

4. GRAZIELLA

Graziella est la petite-fille du pêcheur. Jeune femme d’une quinzaine d’années, elle vit dans la pauvreté avec ses grands-parents et ses petits frères dont elle s’occupe, ses parents étant décédés. Belle Italienne aux longs cheveux noirs, Graziella est entière, sincère, sensible et très pieuse. Elle s’éprend de Lamartine.

II. LE RESUME

Lamartine part en Italie, sur la décision de ses parents. La personne qui l’accueille voit finalement ses affaires la faire partir d’Italie. Lamartine demande à ses parents de prolonger son séjour, ce qu’ils acceptent. En faisant la route de Florence à Rome, son enthousiasme fait la joie d’un nouveau camarade de voyage. Ce jeune homme qui accompagne un grand chanteur nommé David l’amène dans les coins les plus typiques d’Italie et est toujours ravi d’être à ses côtés. Lamartine voit cette belle amitié durer le temps de leurs trajets. Un jour, ils arrivent à Rome, après avoir admiré de superbes chemins dans la Toscane. Alors qu’il rentre dans un restaurant, Lamartine cherche son ami du regard, mais il ne le retrouve pas. Pourtant, ce dernier a rejoint à Rome ses proches. Lamartine s’exclame et fait rire l’assemblée en constatant que son « ami » est, en fait, une femme déguisée en homme. Celle-ci a repris


ses vêtements. Elle voyageait cachée, afin d’éviter les commentaires des malotrus et pouvoir accompagner David sans qu’ils soient tous les deux jugés. Elle est son élève au chant et la différence d’âge entre eux aurait sûrement fait jaser. Elle dévoile à Lamartine que la prochaine fois qu’il trouvera un ami aussi présent, il devra réaliser qu’il est peut-être plus qu’un ami. Le jeune écrivain passe les semaines qui suivent à étudier Rome sous tous ses aspects. Il part ensuite pour Naples. Il y est rejoint par son grand ami Aymon de Virieu. Ils vivent au rythme des paysans et pêcheurs du pays. Ils lisent beaucoup, admirent les paysages et savourent leur situation. Lamartine établit un récit très imagé de l’Italie d’alors et de ses habitants de la classe populaire. Les deux complices rêvent tous deux d’embraquer avec un pêcheur de Naples et de vivre cette existence durant un certain temps. Ils comprennent à quel point ces pêcheurs peuvent être heureux avec ce quotidien centré sur l’essentiel. Ils rencontrent un vieillard et un enfant. Leurs figures les attirent et ils nouent la conversation avec eux. Au début, le vieil homme refuse de les prendre dans son petit bateau de pêche. Le marin observe que leurs mains ne sont pas calleuses et constate qu’ils sont plus bâtis pour la lecture et les travaux intellectuels. Les deux amis expliquent qu’ils considèrent que l’existence menée par le pêcheur doit remplir le cœur et l’esprit et qu’ils aimeraient la vivre avec lui quelque temps. Le vieil homme accepte. Les deux amis conviennent de lui donner une somme pour leur nourriture et leur apprentissage de la pêche. Les premiers jours sont splendides et les deux jeunes Français sont heureux de vivre de ces plaisirs fondamentaux et simples. Un jour, une tempête, extrêmement soudaine et inattendue, menace sérieusement la vie des trois hommes et de l’enfant sur la petite embarcation. Ils se retrouvent à proximité de Procida et après moult dangers, ils terminent leur parcours sur l’île à un endroit inespéré, mais bien connu du vieux pêcheur et de l’enfant, qui est son petit-fils. En effet, le pêcheur possède une maison au bord de la côte. Ils laissent le bateau à quai dans les eaux agitées et s’en sortent sains et saufs. Ils montent la colline et rejoignent la demeure du vieil homme. La femme du vieil homme s’énerve de le voir arriver au milieu de la nuit avec des inconnus, tandis que Graziella observe les jeunes Français et remarque


qu’ils ont le regard bon. Son instinct ne la trompe pas, les deux amis sont très respectueux de leurs hôtes et veillent à se montrer discrets et serviables. Lorsqu’ils se réveillent, toute la famille – le pêcheur, son épouse, Graziella qui est leur petite fille, ainsi que ses petits frères – descend par les étroits sentiers au bord de la mer et découvre avec horreur le bateau en ruines. Toute la famille hurle de détresse. Les grands-parents n’ont aucune autre ressource pour vivre. Ils prient et pleurent longtemps, emportés par un dépit profond. Les deux jeunes hommes se rendent au port de Procida et leur offrent un bateau. Ils prennent soin de choisir celui qui sera le plus identique à l’ancienne embarcation. Ils sont vivement célébrés et remerciés par toute la famille. Lamartine et son compagnon restent vivre auprès d’eux durant un certain temps. Ils tissent entre eux des liens forts. Lamartine leur lit un roman qu’il traduit en italien et les larmes coulent avec intensité sur le visage de la belle Graziella. Il est temps pour Aymon de revenir en France. Lamartine reste avec la famille de pêcheurs. Il devient évident que Graziella tombe éperdument amoureuse de lui. Quant à Lamartine, il ne se l’avoue pas, mais il est clairement épris de la belle jeune fille. Un événement inattendu vient sacrifier cette idylle naissante. L’oncle de Graziella, qui lui apprend par ailleurs les rudiments de son futur métier, demande pour son fils la main de la jeune fille. Les grands-parents acceptent, heureux de cette union qui sécurisera matériellement Graziella, ainsi que ses petits frères. Ils ne soupçonnent pas l’intensité des sentiments de Graziella pour le jeune Français. Apprenant cette nouvelle, celle-ci accepte à contrecœur dans un premier temps, mais elle devient l’ombre d’elle-même. Lorsque Lamartine est informé de cette demande, il est trop tard. Peu avant son mariage, Graziella fugue après avoir menacé de rentrer au couvent. Lamartine la retrouve. Il doit repartir en France, les appels de ses parents devenant plus qu’insistants. Il lui fait la promesse de revenir dans les mois qui suivent, mais Graziella décède de chagrin quelques semaines plus tard.

Laisser un commentaire