Pour écourter leur mission de 300 ans, les filles de l’air peuvent trouver un enfant gentil amenant de la joie à ses parents, cela les fait sourire et une année leur est offerte. En revanche, si l’enfant est méchant, elles versent une larme qui leur fait perdre un jour.
III. Le thème abordé
L’attirance d’un personnage pour un univers qui n’est pas le sien
La petite sirène est fascinée par le monde des hommes. Contrairement à ses sœurs, elle ne se lasse pas d’aller le contempler et aspire à partir de sa cité pour vivre parmi eux. Elle tombe amoureuse du prince et décide de rejoindre définitivement cet univers, mais aussi de tenter de vivre cet amour qu’elle ressent si intensément. Pour cela, elle consentira avec courage à beaucoup de sacrifices : elle quitte sa famille sans pouvoir l’avertir, elle prend des risques pour sa vie, elle abandonne sa queue de poisson, reçoit des jambes qui lui causent d’atroces douleurs et elle perd l’usage de sa voix. Elle ne pourra ainsi plus jamais parler, ni chanter, ce qu’elle faisait pourtant admirablement bien. Son attrait pour le prince et le monde terrestre est tel qu’elle accepte de beaucoup souffrir pour tenter d’atteindre ses rêves. Elle n’y parviendra pas, car le prince est amoureux d’une autre, mais elle connaîtra tout de même une fin heureuse grâce à ses bonnes actions. L’histoire de la petite sirène rappelle de manière métaphorique celles des jeunes personnes passionnées souhaitant découvrir à tout prix d’autres cultures, pays ou contextes que le leur. Souvent, comme la petite sirène, afin de répondre à ce besoin, ils doivent s’éloigner de leur famille et prendre des risques pour pouvoir toucher du doigt leur rêve.
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