RESUME – LA VIE TRES HORRIFICQUE DU GRAND GARGAPERE DE PANTAGRUEL , François RABELAIS (1534)
PROLOGUE DE L’AUTEUR François Rabelais, même s’il adresse son livre aux « buveurs » et autres personnages vils, indique qu’il ne faut pas se fier au titre et encourage le lecteur à le lire. Par l’humour, l’auteur décrit et se moque de certains éléments de sa société.
De la généalogie et antiquité de Gargantua
CHAPITRE PREMIER
Dans ce premier chapitre, l’auteur nous renvoie à Pantagruel pour comprendre l’apparition des géants. Il explique alors qu’en creusant, des hommes ont découvert un tombeau gigantesque dans lequel ils ont trouvé un manuscrit expliquant la naissance des géants. Rabelais qui s’était joint à cette découverte, traduisit ce texte. Il ajoute à ce chapitre – pour la postérité – « Les Fanfreluches antidotées », découvert dans ce manuscrit.
Les Fanfreluches antidotées,
trouvées en un monument antique
CHAPITRE II
L’auteur retranscrit un texte en vers, qui se compose d’un méli-mélo d’idées. En effet, des propos mythologiques et antiques se mêlent au champ lexical de la nourriture et du combat. Sa structure rappelle celle des énigmes.
Comment Gargantua fut unze moys porté
ou ventre de sa mere
CHAPITRE III
Gargantua était le fils d’un homme et d’une femme, bien portants et bons vivants : Grandgousier et Gargamelle. La gestation de cette dernière dura onze mois. Rabelais se met alors à justifier son propos à l’aide d’histoires antiques et de médecine, en expliquant notamment la légitimité d’un enfant, orphelin de père.
Comment Gargamelle, estant grosse de Gargantua,
mangea grand planté de tripes
CHAPITRE IV
Au mois de février, Grandgousier et Gargamelle invitèrent les habitants des village alentours afin de manger avec eux une quantit démesurée de tripes de bœuf. Grandgousier indiqua à Gargamelle de ne pas trop en mange car ce genre de nourriture n’était pas recommandée, car elle allait accoucher. Cependant, elle en mangea plus que de raison Après le repas, tous dansèrent avec joie.
Les propos des bien yvres
CHAPITRE V
L’auteur transcrit les discussions des villageois enivrés qui font la fête. Certains paraissent philosopher sur l’art de boire et ses « bienfaits » ; d’autres s’encouragent à boire o plaisantent sur la boisson.
Comment Gargantua nasquit
en façon bien estrange
CHAPITRE VI
Tandis que tout le monde faisait la fête, Gargamelle sentit les premiers signes de l’accouchement. Grandgousier vint la rassurer lui montrer son soutien, puis repartit boire. La douleur était de plus en plus forte et les villageoises se rapprochèrent de Gargamelle. U vieille dame la fit accoucher de Gargantua, par l’oreille. Ses premiers mots furent pour demander à boire. Rabelais tente de convaincre le lecteur d la véracité des faits et lui énonce différents exemples de naissances étranges.
Comment le nom fut imposé à Gargantua et commen
humoit le piot CHAPITRE VII
Gargantua s’appela ainsi car les premier mots de son père à sa naissance furent : « Que
grand tu as ! » (sous-entendu le gosier). Cet enfant n’était jamais rassasié et il fallait de nombreuses vaches pour l’allaiter. En outre, le vin était pour lui un calmant et le son des verres qui s’entrechoquaient lui plaisait énormément.
Comment on vestit Gargantua
CHAPITRE VIII
Grandgousier demanda à ce que l’on habille Gargantua, déjà très grand pour son âge. Les tissus bleus et blancs utilisés pour fabriquer son costume, ainsi que ses bijoux, ses chaussures et sa bourse, étaient démesurés.
Les couleurs et livrée de Gargantua
CHAPITRE IX
Rabelais explique le choix du blanc (joie) et du bleu (céleste). Il poursuit en discutant de la signification des couleurs et de leur vraisemblance.
De ce qu’est signifié par les couleurs blanc et bleu
CHAPITRE X
En utilisant des termes antinomiques, Rabelais démontre que le blanc correspond à la joie. Puis il donne plusieurs exemples qui se réfèrent à cette couleur, qu’il dit, refléter le soleil. Il propose en fin de chapitre, d’effectuer le même raisonnement pour le bleu.
De l’adolescence de Gargantua
CHAPITRE XI
Entre ses trois et cinq ans, Gargantua vivait selon son plaisir, tout en mangeant et en buvant. Il semblait ne pas se soucier des conventions et paraissait déjà intéressé par les femmes.
Des chevaux factices de Gargantua
CHAPITRE XII
On lui offrit un cheval de bois pour qu’il s’exerce à devenir cavalier. Il apprécia tellement cela, qu’il se construisit lui-même plusieurs chevaux en bois dans sa chambre. Le seigneur Painensac et ses suivants, en visite, furent surpris de constater que ces grands chevaux étaient faux. Ils reconnurent tout de même le bon esprit et la bonne répartie de Gargantua.
Comment Grandgousier congneut l’esperit merveilleux
de Gargantua à l’invention d’un torchecul
CHAPITRE XIII
Lors d’une visite de son père, Gargantua lui expliqua ses différentes expérimentations a de trouver le meilleur « torchecul » (l’oisillon duveteux). Durant son explication, Grandgousi parut étonné et enchanté de voir son fils réfléchir.
Comment Gargantua feut institué par un sophiste
en lettres latines CHAPITRE XIV
A la suite de cette discussion, Grandgousier donna à Gargantua, un précepte sophiste et reconnu : Thubal Holoferne. Son enseignement par lecture et répétition porta se fruits : il sut rapidement dire et écrire son alphabet. Holoferne lui lisait régulièrement des livres. A sa mort, il fut remplacé par Maistre Jobelin, qui continua ces lectures.
Comment Gargantua fut mis soubz aultres pedagoge
CHAPITRE XV
Grandgousier constata que l’instruction dGargantua ne le rendait pas plus intelligent. Il parla à don Philippe des Marais, qui lui présent Eudemon, dont l’instruction relevait, non pas d Anciens, mais de jeunes pédagogues. Sa démonstration plut à Grandgousier qui ordonna que l’on nomme Ponocrates (pédagogue d’Eudemon), comme précepteur pour Gargantu Ils décidèrent de partir pour Paris, afin de constater les compétences de ces jeunes pédagogues.
Comment Gargantua fut envoyé à Paris, et de l’enorm jument que le porta, et comment elle deffit les mousc
bovines de la Beauce
CHAPITRE XVI
On fit amener à Gargantua une énorme jument afin de le transporter jusqu’à Paris. L’auteur poursuit en expliquant que lorsqu’ils arrivèrent en Beauce, la jument secoua la queu pour se défaire des mouches et des frelons, si bien qu’elle rasa la forêt. Rabelais complète – p un jeu de mots – en montrant que, depuis ce temps-là la Beauce devint une terre de culture
Comment Gargantua paya sa bienvenue es Parisiens
comment il print les grosses cloches de l’eglise Nostre D
CHAPITRE XVII
Lorsque Gargantua se promena dans Paris, il éveilla la curiosité des parisiens et dut se cacher en haut des tours de la cathédrale Notre- Dame, pour s’en défaire. De là, il leur urina dessus et en noya un grand nombre. Rabelais, à nouveau, fait un jeu de mots et expose que depuis cette affaire, la ville ne s’appelle plus Lutèce mais Paris (« Par ris »). Gargantua vola ensuite les cloches de la cathédrale pour les mettre au cou de son énorme jument. La Sorbonne envoya Janotus de Bragmardo, récupérer les cloches.
Comment Janotus de Bragmardo feut envoyé pour
recouvrer de Gargantua les grosses cloches
CHAPITRE XVIII
Janotus de Bragmardo, se rendit auprès de Gargantua avec d’autres maîtres. Gargantua et ses proches décidèrent de faire boire ces invités, tandis que l’on rendait les cloches. Puis ils écoutèrent le discours de Janotus de Bragmardo.
La harangue de maistre Janotus de Bragmardo faicte à
Gargantua pour recouvrer les cloches
CHAPITRE XIX
Ce chapitre relate le discours de Janotus de Bragmardo, qui pria Gargantua de lui rendre les cloches. Dans ce passage, Rabelais caricature la scolastique, en mélangeant français et latin, sans être toujours cohérent dans ce dernier.
Comment le sophiste emporta son drap, et comment il eut
procès contre les aultres maistres
CHAPITRE XX
Devant le discours incohérent du sophiste, Gargantua et ses amis se mirent à rire de lui, si bien qu’ils décidèrent de lui offrir une multitude de choses pour l’en remercier. Janotus rejoignit alors les siens à la Sorbonne, mais ceux-ci le fustigèrent. Janotus les accusa alors d’abus et les mit en procès. Rabelais commente cette affaire et parait émettre l’idée d’un procès interminable.
L’estude de Gargantua, selon la discipline de ses
precepteurs sophistes
CHAPITRE XXI
Ponocrates, observa Gargantua pour définir ses lacunes, avant de l’instruire. Il cons que le géant passait la majeure partie de son temps à se faire plaisir : lever peu matinal, pet déjeuner copieux, prière à l’église…
Les jeux de Gargantua
CHAPITRE XXII
Après un déjeuner copieux, Gargantua s’adonnait à des jeux de cartes, d’adresses,… Rabelais cite tous ces jeux. Puis il faisait une grande sieste et se remettait à boire à son réve et dinait abondamment, après avoir quelque p étudié.
Comment Gargantua feut institué par Ponocrates
en telle discipline qu’il ne perdoit heure du jour
CHAPITRE XXIII
Ponocrates commença son instruction humaniste en administrant de l’hellébore à Gargantua, afin de lui faire oublier ses connaissances précédentes. Puis il modifia son emploi du temps : lever très matinal, révision d leçons de la veille, exercice physique, repas m copieux, découvertes culturelles (apprentissage des armes, de la cavalerie, de la musique, astronomie…).
Comment Gargantua employoit le temps
quand l’air estoit pluvieux
CHAPITRE XXIV
Parfois, quand le temps ne permettait pa ces activités, Ponocrates, instruisait Gargantua avec des activités « d’intérieur » : escrime, peinture et sculpture, « herboristerie »,… En outre, une fois par mois, une journée était consacrée aux plaisirs, mais toutefois, Ponocrates, ne laissait pas son élève sans apprendre et ils réfléchissaient et répétaient de leçons antérieures.
Comment feut meu entre les fouaciers de Lerné et ceu
pays de Gargantua le grand débat dont furent faictes grosses guerres
CHAPITRE XXV
Pendant ce temps-là, un conflit éclata entre les « fouaciers » et les bergers (vendangeurs). En effet, les « fouaciers » refusèrent de vendre leur pain aux bergers alo deux hommes de chaque camp se bagarrèrent
Les bergers secourus par les paysans, achetèrent leur pain avant de les faire déguerpir.
Comment les habitants de Lerné, par le commandement de
Picrochole, leur roy, assaillirent au despourveu
les bergiers de Gargantua
CHAPITRE XXVI
Lorsqu’ils rentrèrent, les « fouaciers » se plaignirent à leur roi : Picrochole. Celui-ci ordonna à tous ses hommes et à ses villageois de s’armer pour aller faire la guerre aux bergers. Picrochole et ses hommes pillèrent et volèrent tout sur leur passage, malgré les bergers qui tentaient de les raisonner.
Comment un moine de Seuillé saulva le cloz de l’abbaye du
sac des ennemys CHAPITRE XXVII
Le pillage continua jusqu’à l’abbaye de Sully. Face à cette attaque, frère Jean des Entommeures, prit le parti de défendre l’abbaye et ses vignes. Il sortit et par sa seule force, il massacra l’armée de Picrochole et les pillards.
Comment Picrochole print d’assault la Roche Clermauld et le regret et difficulté que feist Grandgousier de entreprendre
guerre
CHAPITRE XXVIII
Un paysan vint avertir Grandgousier que Picrochole et son armée se déchainaient dans son pays. Grandgousier fut étonné d’entendre que son ami le pillait. Mais trop âgé et fatigué, il envoya des hommes demander à Picrochole les raisons de son pillage. On fit de même pour rapatrier Gargantua, encore à Paris.
Le teneur des lettres que Grandgousier escripvoit
à Gargantua
CHAPITRE XXIX
Grandgousier demanda à son fils, par lettre de venir le défendre et protéger son pays, sans pour autant choisir la violence comme solution.
Comment Ulrich Gallet fut envoyé devers Picrochole
CHAPITRE XXX
Grandgousier envoya Ulrich Gallet auprès de Picrochole, retranché à La Roche Clermauld, pour entendre ses raisons. Comme il faisait nuit et suivant les conseils d’un menuisier, Gallet attendit le lendemain matin pour parler à Picrochole.
La harangue faicte par Gallet à Picrochole
CHAPITRE XXXI
Ulrich Gallet commença son discours en exposant l’amitié ancienne et durable qui exist entre Picrochole et Grandgousier. Puis il lui demanda de s’expliquer sur les raisons qui l’avaient conduit à rompre cette amitié. Il poursuivit en lui demandant d’arrêter sa guerre de rentrer chez lui avec son armée et de dédommager le pays de Grandgousier.
Comment Grandgousier, pour achapter la paix,
feist rendre les fouaces
CHAPITRE XXXII
Picrochole refusa la proposition de Gallet et Grandgousier se fit renseigner sur ce qui s’é passé. On lui raconta l’histoire de fouaces et il ordonna qu’on les leur rende avec d’autres richesses et privilèges afin de maintenir la paix Lorsqu’ils amenèrent tout ceci auprès de Picrochole, il leur ordonna de parler avec le capitaine Toucquedillon. Picrochole par l’intermédiaire du capitaine, refusa la paix, ma pour éviter de subir la famine d’un siège, il récupéra les biens et la nourriture que les hommes de Grandgousier avaient amenés.
Comment certains gouverneurs de Picrochole, par con
précipité, le mirent au dernier peril
CHAPITRE XXXIII
Le duc de Menuail, le comte Spadassin, e le capitaine Merdaille présentèrent à Picrochole leurs stratégies de conquête. Ils lui expliquèren qu’ils l’aideraient à conquérir de nombreux pay du monde. Picrochole semblait rêveur de tant d merveilles et de conquêtes.
Comment Gargantua laissa la ville de Paris pour secou son païs, et comment Gymnaste rencontra les ennem
CHAPITRE XXXIV