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RESUME – LE HORLA GUY DE MAUPASSANT(1886)

Le Horla est une nouvelle fantastique écrite par Guy de Maupassant et parue pour la première fois en 1886. Elle est rédigée sous la forme d’un journal intime où le narrateur relate une partie de sa vie.

I. Les personnages principaux

Le narrateur

Le nom du narrateur n’est pas connu. Il rédige régulièrement, en mentionnant les dates, des notes sur sa vie, ses sentiments et ses angoisses. Ses écrits laissent apparaître de façon progressive sa paranoïa, puis sa folie.

Le Horla

Le Horla est défini par le narrateur comme un être invisible qui le hante et le poursuit. Il boit son lait ou son eau et l’empêche de dormir et de voir son reflet de façon distincte dans le miroir. Il domine l’homme, comme l’homme a précédemment dominé l’animal.

II. Le résumé de l’histoire

Le narrateur conte, pour sa première date citée, une journée admirable où il a pu profiter du beau

temps, de sa maison et de sa région bien-aimée : la Normandie.


Il évoque ensuite une journée où son humeur a considérablement changé. Il ne sait comment il a pu

évoluer d’un état plutôt joyeux à une tristesse persistante. Il décrit ces tourments invisibles et se

demande comment ils peuvent autant atteindre l’âme humaine. Il parle d’une fièvre ayant fait son

apparition depuis quelques jours.

Sa situation se dégrade, sa fièvre se prolonge et il ressent que son esprit est aussi perturbé que son

corps. Il consulte son médecin en raison de son impossibilité à dormir. Le docteur ne décèle rien

d’anormal en dehors d’une grande fatigue.

Le soir, il commence à avoir des difficultés pour lire et craint de se mettre au lit. La nuit devient une

véritable angoisse. Il fait un cauchemar récurrent, où un homme s’assoit sur lui durant son sommeil

et l’étrangle. Il se débat et se réveille complètement en sueur, toujours affolé.

Son état s’aggrave et les solutions préconisées par le médecin (bromure et douches) n’améliorent

pas sa santé. Il va se promener dans une forêt et se sent poursuivi, mais ne voit rien. Il y fait une

sorte de malaise.

Il part de chez lui afin d’aller mieux. Son voyage lui fait beaucoup de bien. Il en profite pour visiter le

mont Saint- Michel. Il y converse avec le moine qui l’y accompagne. Ce dernier lui raconte que,

parfois, les pêcheurs disent apercevoir un berger caché par son manteau conduisant un bouc avec

une tête d’homme et une chèvre possédant un visage de femme. Le narrateur s’interroge sur la

possibilité que cette légende soit réelle. Le moine souligne que l’homme ne voit pas tout ce qui

existe. Pour illustrer son propos, il prend exemple sur le vent. Le narrateur hésite à le considérer

comme un sage ou un sot.

À son retour chez lui, il ressent de nouveau ses anciens troubles. Son cocher l’informe qu’il dort mal

depuis qu’il est parti en voyage. Les cauchemars reprennent et il commence à fermer la porte à clé et

remarquer que de l’eau est bue dans sa carafe quand il dort. Cela l’angoisse et il craint de devenir

fou. Il laisse les nuits suivantes de l’eau, du lait et des aliments sur une table. Il imagine qu’il y a deux

êtres en lui. Le matin, au réveil, il constate avec effroi qu’il ne reste plus d’eau ni de lait.

Il se rend au théâtre pour assister à une pièce du fils d’Alexandre Dumas et cette sortie le régénère. Il

pense qu’un homme ne doit pas demeurer seul et que la compagnie des autres lui est nécessaire.

Il dîne chez de la famille et observe une expérience qui le perturbe : un médecin hypnotise sa

cousine. Il lui indique qu’elle regarde un miroir et cette dernière parvient à voir ce qu’il y a derrière

elle, alors que l’objet en question n’est qu’une carte. Puis il lui ordonne de demander 5 000 francs au

narrateur. Ce qu’elle fait, en dépit de son bon sens, puis le docteur l’hypnotise de nouveau en


exigeant qu’elle oublie tout ce qu’il s’est passé. Sa cousine ne se rappelle effectivement pas avoir

sollicité le narrateur qui est interloqué par les effets de l’hypnose sur celle-ci.

Il part ensuite à Bougival et parvient à son retour à bénéficier de quelques jours sereins, jusqu’à ce

que ses domestiques se disputent en arguant qu’une personne casse de la vaisselle pendant la nuit.

Durant la journée, en se promenant, le narrateur voit une fleur être cueillie par un être invisible, puis

disparaître alors qu’il voulait la saisir. Il assène à plusieurs reprises qu’il n’est pas fou et qu’il a bien

vu de ses propres yeux cet événement surréaliste. Il doute qu’il s’agisse d’une hallucination et en

déduit qu’il existe un être invisible rôdant autour de lui, buvant de l’eau et du lait, et qui est

immatériel.

Le narrateur cherche à savoir s’il est dément et ses réflexions sont de plus en plus marquées par

l’angoisse. Il croit que cet être invisible le domine et qu’il est à sa merci. Il essaie de le fuir, mais n’y

parvient pas toujours. Ses nuits deviennent de plus en plus affreuses.

Il indique avoir lu dans un ouvrage scientifique des manifestations de panique similaires aux siennes

se déroulant au Brésil, où des personnes s’enfuient de chez elles en raison de la venue d’un être

invisible. Le narrateur croit fermement que cet être existe et le nomme le Horla. Il songe à toutes les

espèces qui en ont dominé d’autres et pense que le Horla est la prochaine espèce qui dominera

l’homme, comme l’homme l’a fait avec les animaux. Il veut tuer le Horla, mais il a l’impression qu’il

est en train de devenir une part de lui.

Alors qu’il est seul en train d’écrire, il sent sa présence. Il se retourne et s’observe dans le miroir. Il

n’y voit qu’un voile et non son image. Il en déduit que le Horla est bien là.

Il entreprend ensuite de le piéger en l’enfermant dans la pièce. Pour ce faire, il sollicite un serrurier.

Lorsqu’il croit le Horla présent, il ferme toutes les issues, puis sort de chez lui et met le feu. Il assiste

à l’incendie de son domicile et entend des cris : il a laissé ses domestiques sans les prévenir. Il appelle

à l’aide et continue d’observer sa maison brûler. Il pense en fin de compte que le corps du Horla n’est

pas comme celui des hommes et qu’il ne peut pas l’assassiner. Le narrateur conclut que la seule

solution pour faire disparaître le Horla est de se suicider.


III. Les thèmes abordés

Le fantastique

Le Horla est une nouvelle fantastique. Maupassant joue constamment sur le trouble entre le réel et

l’irréel. Tout ce qui peut relever de l’irréel reste cependant probable, comme le laisse entendre la

suggestion du moine qui accompagne le narrateur au mont Saint-Michel. Certains éléments ne sont

pas connus des hommes, ce n’est pas pour autant qu’ils n’existent pas. Partant de cette déduction, le

personnage s’interroge en permanence sur son état mental : est-il devenu fou ou les choses qu’il

perçoit se déroulent-elles réellement ? Aucune réponse n’apparaît, mais son délire semble

progressivement le gagner, car il brûle sa maison et tue ainsi involontairement ses domestiques. Il

devient dangereux pour les autres et enfin pour lui-même, parce qu’il constate que le seul moyen de

tuer le Horla est de se suicider. Il envisage donc de mettre fin à ses jours, sans avoir de preuves de

l’existence de cet être supposé. Maupassant aborde également l’hypnose et rend la frontière entre

ce qui est plausible et ne l’est pas extrêmement poreuse.

La fiction rejoint la réalité

Le récit se termine par la conclusion du narrateur que s’il veut supprimer définitivement le Horla il

doit se tuer. Dans la réalité, Maupassant a essayé de se suicider. Cette tentative a débouché sur un

séjour à l’hôpital ayant entraîné son décès, à 42 ans. À la fin de son existence, l’écrivain vit

majoritairement seul, il est obsédé par la mort et se plaint de devenir fou, comme le narrateur de la

nouvelle. Il rédige plusieurs récits sur les thèmes de l’angoisse et de la folie, en utilisant le domaine

fantastique, en dehors du réalisme qui a fait son succès. Au vu de son parcours, il est difficile de

déterminer à quel point Le Horla est autobiographique. Quoi qu’il en soit, il fait mention pour son

narrateur d’états de tristesse profonds dont il a lui-même été atteint durant sa dépression.

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