Extrait poème II : « Quant à moy, je ne veulx, pour un vers allonger, / M’accoursir le cerveau : ny
pour polir ma ryme, / Me consumer l’esprit d’une songneuse lime, / Frapper dessus ma table, ou mes
ongles ronger. / Aussi veulx-je (Paschal) que ce que je compose, / Soit une prose en ryme, ou une
ryme en prose, / Et ne veulx pour cela le laurier meriter. / Et peult estre que tel se pense bien
habile, / Qui trouvant de mes vers la ryme si facile, / En vain travaillera, me voulant imiter. »
Extrait poème XXI : « Si j’escry quelquefois, je n’escry point d’ardeur, / J’escry naïvement tout ce
qu’au cœur me touche, / Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche, / En un stile aussi lent
que lente est ma froideur… »