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RESUME – LORENZACCIO , Alfred de MUSSET (1834)
ACTE I Acte I, scène 1 Une nuit, dans un jardin de Florence, Lorenzo et Giomo accompagnent Alexandre de Médicis. Ils attendent une belle jeune fille que le duc a payée pour aller avec lui au bal de Nasi. Celle-ci se fait attendre, quand son frère – Maffio – la voit traverser le jardin. Inquiété par sa fugue, il la poursuit et tombe nez à nez avec le duc, Giomo et Lorenzo. Il leur demande ce que cela signifie. Il les menace de rapporter les faits au duc puis les attaque à l’épée. Rapidement contrôlé, il apprend qu’il s’agit du duc en personne. Ils achètent son silence et repartent. Acte I, scène 2 A travers les conversations des passants (le marchand, l’orfèvre, le couple de bourgeois, les écoliers…), on apprend qu’au petit matin, le bal masqué des noces de la fille des Nasi bat encore son plein. Les grands seigneurs et le duc y sont présents. Leur train de vie est extravagant : costumes superbes, débauche, fêtes monumentales et alcoolisées,…Ceci contraste avec la vie du peuple : pauvreté, travail, révoltes contre les seigneurs et contre l’emprise allemande. En fin de scène, Julien Salviati harcèle Louise Strozzi, qui décline son offre. Acte I, scène 3 Le marquis de Cibo fait ses adieux à sa femme, son fils et son frère : il part à Massa. La marquise est triste de ce départ, tant elle est amoureuse. Le marquis parti, elle se retrouve avec le cardinal de Cibo. Ils discutent du bal des Nasi et très vite, la marquise montre son aversion pour le duc, qu’elle décrit comme un tyran provocateur. Lorsqu’elle sort, le cardinal appelle le page (Agnolo) de celle-ci. Contraint, il lui tend une lettre (du duc) destinée à la marquise. On apprend que le duc lui fait la cour depuis deux mois et qu’elle est partie le rejoindre, malgré le discours qu’elle a tenu. Acte I, scène 4 Le duc est dans une des cours de son palais, il est rejoint par le cardinal Valori et Sire Maurice. Ceux-ci font part au duc des nouvelles du pape. Ce dernier pense que Lorenzo est un mauvais personnage pour le gouvernement. Il n’a qu’un seul rôle : débaucher le duc, mais celui-ci n’adhère pas à cette idée. Lorsque Lorenzo les rejoint, Sire Maurice le provoque et le duc amène les deux hommes à se battre à l’épée. Lorenzo, apeuré et mauvais soldat prend peur et fait un malaise. Le duc intervient alors en expliquant qu’il a poussé le vice pour leur montrer que Lorenzo n’est pas un mauvais garçon. Acte I, scène 5 Des passants discutent à Montolivet (lieu de foire). Lors de leurs échanges, un bourgeois s’indigne de la politique (arbitraire et absolue) du duc et de son comportement, alors qu’il n’est pas de sang royal (bâtard). Deux dames de la cour, chez le marchand, demandent à leurs officiers d’aller chercher Julien Salviati. Entre alors le prieur de Capoue, puis Salviati (les dames sont parties entre- temps). Celui-ci aperçoit Louise Strozzi et raconte au prieur que cette femme est d’accord pour coucher avec lui. Le prieur – frère de Louise – s’offusque et s’en va.
Acte I, scène 6 Marie Soderini et Catherine Ginori sont sur les bords de l’Arno. La mère de Lorenzo, qui a eu vent de son malaise (Acte I, sc.4), s’inquiète de son avenir. Elle relate à Catherine que son fils était (avant de partir à Florence) très avenant et juste avec la volonté d’aider tout le monde. Elle le voit maintenant comme un homme corrompu, vil et malhonnête. Elles sont remplacées par un groupe de bannis de Florence ; Maffio les a rejoint (cf. Acte I, sc.1). On apprend que Philippe Strozzi est un fervent défenseur d’une Florence libre et saine et qu’il lutte pour la chute du duc. ACTE II Acte II, scène 1 Philippe Strozzi, seul, regrette de laisser la corruption envahir la ville et bannir ses éléments. Pierre et Léon Strozzi (le prieur de Capoue) entrent. Léon est accablé par ce qu’il vient d’entendre à Montolivet ; Pierre le voit et lui demande ce qu’il se passe. Avec appréhension il explique qu’il a entendu Salviati, dire qu’il allait coucher avec leur sœur (Louise) et qu’elle était consentante. Pierre est dans tous ses états : il déteste Salviati. Acte II, scène 2 Lorenzo et Valori sont devant une église. Valori fait un éloge de la beauté de cette église, lorsque Tebaldeo Freccia les interrompt. Ce dernier, qui porte un tableau, est un modeste amoureux des arts. Valori lui propose de venir travailler au palais. Lorenzo, un peu provocateur, lui demande de montrer son travail (tableau). Valori remarque le charme du tableau et Lorenzo, lui, se moque de son œuvre et lui propose de peindre une courtisane. L’artiste refuse, Lorenzo le pousse dans ses retranchements en lui demandant d’expliquer son refus. Tebaldeo explique ensuite que l’état de désolation de Florence, crée de grands artistes ; il aime Florence et ne la quitterait pour rien au monde (malgré la persécution et la corruption qui y règnent). Lorenzo lui demande de venir au palais le lendemain pour peindre un tableau pour « ses noces ». Acte II, scène 3 Le cardinal Cibo, seul, attend la marquise de Cibo. Dans son monologue, il fait part de son engagement certain auprès de Charles Quint et du pape. Auprès du duc, il fait en sorte d’appliquer les ordres de ces deux autorités. Cependant, il se méfie de l’influence de la marquise sur le duc qui la courtise. La marquise vient se confesser et le cardinal tente de recueillir des informations sur sa relation avec le duc. La marquise ne comprend pas son insistance, se fâche et lui reproche de ne pas rester à son rôle de confesseur (il est son beau- frère). Piqué, il s’en va. La marquise, seule, réfléchit à cet échange et à ses sentiments, quand Agnolo vient lui annoncer l’arrivée du duc. Acte II, scène 4 Lorenzo, sa mère et sa tante discutent littérature. Bindo et Baptista Venturi les interrompt ; les femmes sortent. L’oncle tente de savoir si Lorenzo – si proche du duc – est encore de leur côté (républicain) ou si son jeu de rapprochement lui a tourné la tête. En effet, on apprend que Lorenzo est entré à la cour du duc afin de s’en rapprocher, de renverser le pouvoir et d’amener à une République. Mais ils ne sont plus très sûrs de ses opinions. Lorenzo les rassure sur ses objectifs lorsque le duc parait. Lorenzo présente son oncle et son ami au duc et lui demande des faveurs pour ces derniers. Le
duc et Lorenzo, sont seuls et Alexandre avoue avoir fait chavirer la marquise de Cibo. Mais apercevant la tante de Lorenzo, il lui demande de la lui présenter. Enfin, Lorenzo explique au duc qu’il doit aller chez les Strozzi. Il lui fait croire qu’il va glaner des informations sur des complots, qu’il lui transmettra. Acte II, scène 5 Lorenzo, Louise, Léon et Philippe Strozzi sont dans leur palais. Philippe s’inquiète pour son fils (Pierre) car il est parti tuer Salviati afin de venger leur honneur (suite de l’Acte II, sc.1). Puis il réitère dans une tirade, la description de Florence : ville ensanglantée et corrompue. Enfin, Pierre et les frères Pazzi (Thomas et François) rentrent et annoncent qu’ils ont tué Salviati. Il reproche ensuite, à son père, d’accueillir Lorenzo au palais. Philippe Strozzi maîtrise la situation, et propose à Pierre de se cacher pour ne pas être puni de son acte. Celui-ci refuse, question d’honneur. Acte II, scène 6 Tebaldeo est au palais du duc, il fait son portrait. Alexandre a quitté sa côte de maille pour l’occasion. Tout en discutant, Lorenzo arrive, et empoigne la côte de maille. Puis il fait mine d’aller chercher sa guitare proche du puits. Tebaldeo a terminé son portrait, et le duc se rhabille. Mais il ne retrouve plus sa côte de maille. Lorenzo, qui revient avec sa guitare feint de ne plus savoir où il l’a posé et détourne l’attention du duc en parlant de sa tante. Acte II, scène 7 Salviati, agonisant arrive au palais du duc. Il accuse les frères Strozzi de l’avoir tué. Il fait croire au duc, qu’ils l’ont agressé car Salviati les avait déshonorés en disant que le duc était amoureux de Louise. Le duc veut alors, mettre à mort les frères Strozzi. ACTE III Acte III, scène 1 Lorenzo s’entraîne à l’épée avec Scoronconcolo. Rapidement il se déchaîne et Scoronconcolo lui demande la vérité sur sa rage. Lorenzo avoue, qu’il a un ennemi et qu’il va le tuer ici-même. Il demande à Scoronconcolo s’il pourra l’aider dans sa bataille (tenir les mains de l’ennemi), le jour venu. Celui-ci accepte. Acte III, scène 2 Pierre est contrarié que Salviati ne soit pas mort. Il annonce à son père qu’il part chez les Pazzi, siège de la révolte contre le duc. Philippe s’inquiète de l’engagement de son fils et de ce qu’ils ont préparé pour faire chuter le duc et mettre en place la république. Soucieux du sort de son fils, Philippe part avec Pierre. Acte III, scène 3 Des officiers allemands, sous ordre du duc, ont arrêté Thomas Strozzi. Dans la rue, Pierre et Philippe Strozzi les rencontrent. Pierre qui était recherché, est lui-même arrêté. Ils rejoignent le tribunal des Huit. Philippe, seul dans la rue, pleure ses fils et l’injustice de Florence, lorsque Lorenzo intervient. Philippe lui demande s’il va aller jusqu’au bout et mettre fin au cauchemar engendré par les Médicis. Philippe, aussi, a constaté le changement d’attitude de Lorenzo (il n’est plus la personne loyale et juste qu’il était). Ce dernier demande à Philippe de quitter Florence et de ne pas aller chez les Pazzi. Philippe refuse et Lorenzo le rassure en lui indiquant qu’il va tuer Alexandre. Mais il avoue que pour en arriver là, il s’est transformé en un homme plein de vices, dont il ne peut, aujourd’hui,
se défaire. Sa soif de justice et de vengeance l’ont dérouté. Le meurtre du duc est le dernier acte qui justifie sa transformation. Il tente ainsi de montrer à Philippe que la vie de Florence est complexe et peu idéale. Lorenzo demande à garder ses confessions secrètes. Acte III, scène 4 Catherine Ginori a reçu une lettre du duc qui lui fait la cour. Dans ce mot, il fait allusion à Lorenzo, son entremetteur. Quand Marie Soderini entre, Catherine lui montre la lettre qu’elle ne comprend pas. Marie est anéantie : elle n’accepte pas que son fils aille jusque-là dans le vice. Catherine emmène Marie chez Lorenzo pour plus d’explications. Acte III, scène 5 La marquise de Cibo, très en beauté, attend la venue du duc. Le cardinal de Cibo entre et la complimente sur sa tenue. La marquise ne peut le recevoir et lui demande de repasser plus tard. Seule, elle s’interroge sur le comportement du cardinal (il la surveille). Acte III, scène 6 La marquise en compagnie du duc, le prévient de la révolte populaire à son égard. Elle lui demande d’agir pour retrouver la confiance du peuple, malgré les ordres de l’empereur Charles Quint. Le duc s’apprête à partir lorsque le cardinal les surprend. La marquise, seule, s’adresse à son mari en lui annonçant son déshonneur d’avoir succombé au duc. Acte III, scène 7 Philippe Strozzi a invité sa famille (« les quarante Strozzi ») en son palais. Il fait un long discours qui traduit sa volonté de vengeance et de justice : il veut mettre fin à la lignée des Médicis, responsables de son chagrin. Mais, lorsque tous lèvent leur verre et boivent, Louise s’effondre empoisonnée. Philippe est anéanti et ne se sent plus en état d’aller libérer ses fils, il veut fuir. Les convives sont sidérées et veulent la mort du duc. Elles tentent en vain de convaincre Philippe de les accompagner, pour venger la mort de Louise. ACTE IV Acte IV, scène 1 Lorenzo et le duc sont dans son palais. Le duc apprend la mort de Louise. Puis, Lorenzo, demande au duc s’il a retrouvé sa côte de maille. Celui-ci lui répond que non et qu’il ne porte rien qui le protège. Enfin assuré de sa vulnérabilité, Lorenzo lui propose un rendez-vous avec sa tante. La rencontre se fera dans la chambre de Lorenzo. Ce dernier lui a, en réalité, donné le rendez-vous de sa mort (cf. Acte III, sc.1). Acte IV, scène 2 Thomas et Pierre Strozzi, relaxés par le tribunal des Huit, arrivent chez eux. Le portier les reçoit et se rend compte qu’ils ne sont pas au courant de la mort de leur sœur. Les moines qui arrivent pour enterrer le corps, leur annoncent le décès de Louise. Thomas est anéanti, Pierre, lui, veut comprendre et rejoindre leur père. Il suspecte une vengeance de la part des Salviati. Acte IV, scène 3 Lorenzo prévient Scoronconcolo du rendez-vous du soir. Puis, seul, il se demande comment il a pu en arriver à prendre du plaisir à tuer quelqu’un qui lui a fait découvrir une facette de la vie qui lui était inconnue et devenir un homme qu’il déteste aujourd’hui? Il s’en renvoie à ses croyances, et se pense plus irréel qu’humain. Acte IV, scène 4