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345 VOLUME 12 / NUMÉRO 4 / NOVEMBRE 2018

SÉBASTIEN FELENC ET COLL.

Fig. 26 Situation postopératoire. Les facettes antérieures ont volontairement été collées sur l’émail résiduel. Les techniques utilisées ont permis un gain de temps et de précision signifi catif.

AUGMENTATION DE DVO : ÉLÉMENTS DÉCISIONNELS

Choisir la position sur un trajet en 3D est une grande évolution ; la cinématique mandibulaire a été énormément étudiée, mais jusqu’ici la tech- nologie ne permettait pas vraiment d’application clinique9. La recherche dynamique d’une posi- tion statique est possible grâce aux procédures numériques. Non seulement celles-ci éliminent les erreurs de matériaux d’enregistrement et les approximations des articulateurs, mais en plus elles facilitent la multiplication des examens. Ainsi, le fait d’enregistrer divers exercices per- met de comparer les déplacements mandibulaires tant du point de vue dentaire que de celui des condyles. Ouverture/fermeture, manipulation en relation centrée, déglutition, stimulation neuro- musculaire, toutes les techniques possibles sont envisageables. Le thérapeute peut alors critiquer ses manipulations et choisir la position qu’il sou- haite de manière éclairée. La bibliographie nous donne jusqu’à 5 mm d’augmentation au niveau incisif sans craintes majeures10. Si le changement de relation inter- maxillaire est un acte thérapeutique délicat, celui-ci peut être sécurisé grâce au fait de maî- triser le déplacement mandibulaire dans l’espace. Ainsi, les étapes de test sont potentiellement plus courtes, et la durée des traitements, raccourcie. Lorsque l’augmentation de DVO est à but prothétique, dans un objectif de conservation

tissulaire par exemple, le choix de la nouvelle position peut être réalisé au plus juste sur les trajets enregistrés. Et, dans le cadre d’une fonc- tion jugée non altérée, nous pouvons envisager de transformer les rapports d’occlusion rapidement et précisément.

DID APRÈS RÉÉDUCATION : DEUXIÈME CHOIX FONCTIONNEL

À cette étape, le guide antérieur est validé, les trajets fonctionnels sont jugés sains, et il s’agit de proposer des anatomies occlusales optimales. L’examen en 4D de la fonction peut être enre- gistré et reproduit sur le logiciel de dessin à l’iden- tique : c’est la fonction de l’avatar à travers l’ex- port du fi chier XML transmis au logiciel Exocad®. Le fait de bénéfi cier des trajets fonctionnels du patient permet de développer des anato- mies occlusales personnalisées et adaptées aux contraintes mécaniques des restaurations prothé- tiques. Nous avons donc là les moyens de réaliser des occlusions fonctionnelles telles que décrites par Lauret et Le Gall11. La liberté d’action engendrée par cette tech- nologie donne les moyens à l’équipe soignante de choisir facilement le type d’occlusion le plus adapté à la situation du patient. Que ce soit le concept occlusal, le type d’occlusion cher à Byron12, ou le respect des angles fonctionnels masticatoire de Planas13, l’équipe soignante est en mesure de réaliser des choix thérapeutiques éclairés.

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