Section 3 : les modalités de la croissance


production à l’étranger. Elle doit seulement apporter des adaptations à ses produits pour qu’ils correspondent aux caractéristiques de la demande et de la réglementation des pays de destination Les raisons de ce choix sont multiples : marché national saturé, la capacité de production excédentaire, rentabilité supérieure de vente à l’étranger… – l’exportation indirecte : L’entreprise utilise des courtiers à l’exportation qui recherchent des clients et lui apportent leurs commandes en contrepartie d’une commission, ou des sociétés de commerce extérieur qui s’occupe de toutes les formalités douanières, financières et administratives concernant les contrats de ventes à l’étranger. Cependant, l’exportation directe crée entre le client étranger et le fournisseur national un écran qui empêche toute véritable connaissance de la société exportatrice. – l’exportation directe : L’entreprise se dote d’un service d’exportation pour vendre ses produits à l’étranger en éliminant tout intermédiaire. C’est une opération coûteuse dans la mesure où l’entreprise doit mettre en œuvre une force de vente à l’étranger, ou procéder par la participation aux expositions et foires, ou encore par couponnage dans des revues étrangères (offre de produits avec coupon-réponse)– l’exportation en partenariat interentreprises : L’entreprise s’associe à un groupement d’exportateurs organisés sous forme de GIE (groupement d’intérêt économique). Elle peut également choisir une stratégie de portage : la firme exportatrice se sert des réseaux commerciaux d’une entreprise (porteur) déjà implantée à l’étranger.2. L’entreprise internationale (la constitution de réseaux) : L’entreprise assure une présence permanente sur les marchés étrangers en disposant, sur place, des relais de commercialisation de ses produits. Plusieurs procédés sont possibles : – La franchise – La cession de licence internationaleLa succursale : la firme ouvre à l’étranger un bureau qui la représente (Air France) – La filiale de distribution (ex le réseau Renault).3. l’implantation à l’étranger L’entreprise renforce sa présence à l’étranger par le biais de l’investissement direct sous forme de filiales d‘assemblage et de montage (construction automobiles). En délocalisant la plupart des stades de production, la FMN installe des filiales- relais qui fabrique sur place pour le marché local ou des filiales- ateliers qui produisent pour le marché mondial dans le cadre d’une spécialisation internationale du travail La délocalisation se réalise par la firme de telle sorte qu’aucun pays ne maîtrise la totalité du cycle de fabrication. Cette stratégie rend la firme indépendante des pays d’accueil et accroît son pouvoir de négociation vis-à-vis des Etats. C. les facteurs de l’internationalisation : Plusieurs raisons poussent les firmes à s’engager dans une expansion internationale : – raisons techniques : -la baisse des coûts de transport internationaux. 26

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