Chiffre d’affaires : 100,00 M€ Achats : 48,50 M€ – 3% (-1,50 M€) Autres charges : 45,00 M€ Résultat : 6,50 M€ + 30% (+1,50 M€) On constate que tout gain réalisé sur les achats a un impact direct sur le résultat. Pour l’entreprise de l’exemple, un gain de 3% sur les achats augmente le résultat de 30 %. A titre de comparaison, si l’entreprise n’agissait que sur ses produits pour atteindre ce même résultat, elle devrait augmenter ses ventes de 30%, ses charges seraient alors également accrues de 30%. Sa structure financière serait alors la suivante : Chiffre d’affaires : 130,00 M€ + 30% (+30 M€) Achats : 65,00 M€ + 30% (+15 M€) Autres charges : 58,50 M€
+ 30% (+13,50 M€)5
Résultat : 6,50 M€ + 30% (+1,50 M€) Mais il est évident qu’une augmentation du chiffre d’affaires de 30% demande beaucoup plus d’énergie et est moins accessible qu’un gain sur achats de 3%, pour un impact identique sur le résultat. Ceci confirme donc que la fonction achats constitue bien aujourd’hui le levier privilégié permettant d’améliorer le résultat de l’entreprise. Les enjeux pour la société ne sont pas uniquement financiers mais ont également un impact non chiffrable sur la performance (via l’apport d’avantages concurrentiels par les achats ou encore via l’image de l’entreprise véhiculée à l’extérieur).Chapitre 2 – Les achats face au contexte économique déterminant Le rôle prépondérant qu’occupent les achats aujourd’hui et qui aboutira plus tard comme on le verra à la mise en place de la fonction achats et des centres d’achats dans les entreprises est dû en grande partie à un contexte économique et social favorable. Les principales justifications qu’on pourrait évoquer sont les suivantes : Une économie mondiale en pleine croissance Une amélioration, en général, des conditions de vie des individus Dans une plus ou moins large mesure, le développement et l’explosion des nouvelles techniques de l’information et de la communication (NTIC) Le passage d’une économie de production à une économie de marchéSection 1 – Une croissance économique soutenue Les activités des entreprises ont été relancées avec le retour à la croissance. Cette croissance se traduit de plusieurs manières. Tout d’abord, une hausse de la demande, en termes de quantité mais surtout en termes de qualité, qui a obligé les entreprises à augmenter leur productivité. Cette situation amène les sociétés à sans
5 Il conviendrait de n’appliquer la hausse de 30% qu’aux seules charges variables.