Techniques de merchandising


De même, on pourra comparer, en termes de profit, des produits dont le taux de marque et la rotation sont très différents. Mais si un produit identique, P’, acheté au même prix, est vendu avec un taux de marque de 20 % seulement, mais qu’il a une meilleure rotation de stock — parce qu’il est mieux géré, ou livré plus rapidement par exemple — on pourra arriver à un résultat de profit. Ainsi entre le produit P vendu avec un TM de 33 % et un coefficient de rotation de 6, et le produit P’ avec 20 % et un coefficient de rotation de 12, la balance est-elle égale quant au rendement investi du stock. Plus le coefficient de rotation augmente, plus il devient possible de baisser le taux de marque : l’eau minérale, par exemple, vendue couramment dans les grandes surfaces avec un taux de marque très bas (3 % environ) est livrée dans certains cas tous les jours ou encore tous les deux jours. C’est un des points nouveaux de la rencontre producteurs-distributeurs : l’intérêt pour les deux parties d’augmenter le profit en diminuant le plus possible les stocks. Pour le distributeur, c’est évident encore qu’il n’en prenne pas souvent suffisamment conscience. Il a trop l’habitude de raisonner en terme de marge, exclusivement, pour ne pas avoir peine à le faire en terme, de profit : pourtant, c’est bien ce seul langage que tient le financier. D’ailleurs, l’importance des investissements actuels nécessaires à l’implantation et l’exploitation d’hypermarchés rend absolument nécessaire cette méthode financière d’exploitation. C’est une des grandes révolutions du commerce moderne -les groupes de distribution les plus dynamiques l’ont fort bien compris; et ces impératifs financiers qui sont obligatoires sur le plan global le deviennent également, par contrecoup, sur le plan du produit.

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