C’est donc sur le stock — que nous appelons de roulement — qui représente le délai de livraison, que l’on pourra à la rigueur « jouer » dans la mesure du possible. Pourquoi ce stock de « roulement » ? Imaginons qu’il n’existe pas. Reprenons l’exemple ci- dessus, par exemple le 1er mars, le stock serait de 750; à cette date, jour de comptage, on passe une commande de 500. En effet, si on attendait le mois suivant, le stock le 1er avril n’étant plus que de 250, la rupture serait inévitable à la limite le rayon serait totalement dégarni.1re constatation Le stock total .doit être au plus égal à deux fois l’écoulement, pris dans une période donnée. Ceci pour des produits normaux, à délai de livraison classique, écoulement à peu près régulier. Il y a beaucoup de cas d’espèces, par exemple le frais — que nous verrons plus loin.2e constatation La périodicité des comptages agit directement sur le stock de roulement : en effet, si la commande était passée le 15 mars, le stock total n’aurait pas dépassé 750.3e constatation Le délai de livraison agit directement sur le stock de roulement dans la mesure ou ce délai conditionne les périodes de comptage : afin de simplifier les méthodes de calcul des commandes, les distributeurs essaient d’éliminer dans la plus large mesure possible les «commandes en cours » ou « reste à livrer». Les grandes surfaces ont besoin le plus possible que le délai de livraison soit inférieur au délai de comptage, pour assurer une gestion simplifiée. Dans le cas contraire, cela devient de la prévision de vente, nettement plus lourde à gérer. Une bonne gestion de stock devra tendre, par la détermination exacte des cadences de vente, à une optimisation de celui-ci par une cadence appropriée de commande, et une minimisation à la limite du possible du stock de roulement. Méthode de comptage : Nous avons vu que, plus les comptages sont fréquents, plus le stock est faible. Mais il y a deux inconvénients à passer plus souvent des commandes moins fortes :
multiplication du travail de comptage et du calcul de commande (donc coût plus élevé);
conditions de vente souvent moins avantageuses par petites quantités — et minimum de commande imposé par le fournisseur, Il faudra donc trouver un équilibre, un moyen terme entre ces impératifs. En reprenant toujours notre exemple du produit «P », quelle serait la situation idéale ? Nous allons d’abord établir une grille de comptage ou «calendrier». Ce document qui peut aller du très
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